VIDÉO – Le personnel du soutien scolaire se mobilise

Par Yanick Michaud
VIDÉO – Le personnel du soutien scolaire se mobilise
Le soutien scolaire a travaillé pendant le début de la pandémie, parfois sans protection, pour soutenir le système à bout de bras. De nombreux membres sont épuisés et se disent ignorés. (Photo : Yanick Michaud)

Une quarantaine de membres du syndicat du soutien scolaire de la Vallée-des-Tisserands CSN ont manifesté mercredi devant les bureaux du député de la CAQ, Claude Reid.

« Les personnes se rassemblent parce qu’ils ne se sentent pas considérés. Il y a une surcharge de travail. Quelques employés ne sont même pas rémunérés. On pense aux enseignants, mais pas à nous », déplore Guillaume Gagné, président du syndicat.

Là où le bât blesse, ce sont les récentes offres faites aux enseignants. « L’école c’est une équipe. Il n’y a pas que les enseignants. Tout le monde est essentiel », dit-il.

La présidente du conseil central de la Montérégie de la CSN, Annette Herbeuval abonde dans le même sens. « C’est comme en santé. Il n’y a pas que les médecins. Si tu n’as pas de réceptionniste ou d’infirmières, tu ne peux pas opérer et soigner. En éducation, si tu n’as pas de réceptionniste, d’employés des services de garde, de surveillants d’élèves, tu ne peux pas enseigner et tout faire seul », plaide-t-elle.

Trois journées pédagogiques ajoutées à l’année scolaire

Ainsi, les enseignantes du Québec bénéficieront de trois journées supplémentaires pour obtenir de la formation et faire davantage de planification. « Ce qui va arriver, c’est que les parents vont envoyer les enfants au service de garde. Mais nos gens sont fatigués. Ils sont à bout. Tout le monde est fatigué. Et il faut maintenir le système à bout de bras », crie à l’aide Guillaume Gagné.

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Ils étaient une quarantaine de surveillants d’élèves, de membres du service de garde, du syndicat CSN du soutien scolaire à s’être déplacés mercredi matin. (Yanick Michaud)

Annette Herbeuval ajoute qu’en ce moment, à la mi-novembre, les employés sont épuisés. « Certains quittent le réseau. On est déjà à court et on vide le réseau. Nous travaillons avec cette menace, ce stress d’un virus mortel. De ne pouvoir donner la prestation de travail que l’on attend de nous. Mais on continue à pousser. Il n’y pas grand-chose de fait pour l’ensemble des travailleurs. Le système ne va pas bien », affirme-t-elle.

Pour eux, l’attente est insoutenable. « On savait depuis d’années que ça n’allait pas bien en santé. Il a fallu attendre une pandémie pour ajouter des préposées. Il a fallu attendre deux morts tués par un katana dans le Vieux-Québec pour ajouter de l’argent en santé mentale. Qu’est-ce qu’on attend pour le système scolaire ? », se demandent les intervenants.

Gouvernement interpellé

Mercredi, ils ont manifesté devant le bureau du député Claude Reid. Ils prétendent que le député n’était pas intéressé. « Ils font la sourde oreille. Les élus ne veulent pas nous rencontrer », affirment-ils.

Toutefois au bureau de circonscription, les adjoints de Claude Reid, Pierre Montreuil et Dominic Roy ont juré ne pas avoir eu d’invitations de la part des manifestants. « Le député est à Québec aujourd’hui. Mais s’ils avaient demandé une rencontre, notre patron aurait sûrement demandé que nous l’ajoutions à son agenda. Il est à l’écoute des gens », disent-ils.

Quoiqu’il en soit, les syndiqués vont manifester partout au Québec samedi. En Montérégie six points de départ sont prévus. Les automobilistes vont converger vers le ciné-parc Saint-Hilaire pour manifester. À Salaberry-de-Valleyfield, ils devraient partir du Collège de Valleyfield.

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