Le ministre de la Santé en visite à l’Hôpital du Suroît

Par Vicky Girard
Le ministre de la Santé en visite à l’Hôpital du Suroît
(Photo : (Photo Journal Saint-François - Denis Germain))

Christian Dubé a effectué une tournée au sein de divers établissements du CISSSMO qui l’a amené à l’Hôpital du Suroît, hier, 22 mars. À cet endroit comme à l’Hôpital Anna-Laberge qu’il a visité plus tard, les défis sont grands. 

«Aux deux endroits, il y a deux enjeux. Il y a celui qu’on retrouve partout, particulièrement dans le Grand Montréal, soit le manque de personnel. C’est exacerbé en Montérégie-Ouest, puisqu’il existait avant la pandémie», reconnaît-il en donnant raison au personnel qui a lancé des appels à l’aide publiquement dans les dernières semaines.

M. Dubé tenait à se rendre sur le terrain rapidement, notamment à la lecture de lettres qui lui étaient adressées, provenant de médecins.

«Je me suis engagé ce matin à y retourner dans 4 à 6 semaines. On va essayer de faire bouger les choses rapidement et aller voir si les changements sont appliqués», explique-t-il.

Le ministre témoigne d’un moment émouvant avec une vingtaine d’infirmières qui lui ont indiqué clairement leurs besoins devant des membres de la haute direction du Centre de la santé et des services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO).

Le député de Beauharnois, Claude Reid, participait également à la visite de l’hôpital situé à Valleyfield. Avec le ministre de la Santé, il a visité le 8e étage, l’urgence et le nouveau complexe temporaire. Une rencontre motivante dit-il. M. Reid indique aussi que le ministre a pris le temps d’écouter les membres du personnel qui ont pris le temps de discuter avec lui.

Le sujet de la relocalisation du Centre mère-enfant a été abordé mais globalement. La visite de Dubé avait comme objectif de prendre le pouls de la situation alors que le CISSSMO a été critiqué par des médecins récemment.

Besoin de vaccinateurs

M. Dubé a discuté avec le personnel, dont Dominique Pilon, directeur de la campagne de vaccination en Montérégie-Ouest, lors d’une visite à Candiac. Il les a questionnés, entre autres, sur leur besoin en injecteurs de vaccin et sur les délais entre la livraison des doses et l’administration.

De son côté, M. Pilon lui a indiqué que pour atteindre l’objectif de vacciner 8 000 à 9 000 personnes en Montérégie-Ouest, il faut entre 1 000 et 2 000 individus en termes d’effectifs. Présentement, on en compte près de 500 et 80 s’ajoutent chaque semaine, en moyenne.

«On a encore besoin de vaccinateurs et d’évaluateurs. On est rendus à presque 5 000 personnes. Dans les deux dernières semaines, ce sont 2 000 qui sont passés par la plateforme Je contribue», fait-il remarquer en insistant sur le fait qu’il n’y a aucun membre du réseau de la santé à la clinique de vaccination.

«Même après une deuxième dose, il faudra s’habituer. Je suis vacciné, mais j’ai appris que j’en ai encore pour trois à quatre semaines avant d’avoir un taux d’immunité correct après la première dose.»

-Christian Dubé

Inspiration

Le modèle de la clinique de Candiac a été révélateur pour M. Dubé.

«Je dois vérifier les statistiques, mais j’ai l’impression que le ratio de personnel versus le nombre d’individus vaccinés est très bon ici. Étant donné que c’est un moins gros centre de vaccination que ceux de masse, l’approche des îlots est beaucoup plus efficace», a réagi le ministre à chaud durant sa visite.

Un modèle comme celui-ci, croit-il, pourra inspirer les entreprises à qui le gouvernement fait appel pour vacciner.

«Il y a bien des entreprises qui nous ont dit craindre la mise sur pied d’un gros centre. Ils se demandaient s’il y avait d’autres modèles possibles. Celui-ci est très intéressant», a-t-il exprimé ajoutant constater de ses propres yeux que le Québec a une belle expertise en vaccination.

 

 

 

«Nouvelle normalité»

Le gouvernement a affirmé qu’en juin, les premières doses devraient avoir été administrées aux Québécois. Selon M. Dubé, ceux-ci devront tout de même s’adapter «à une nouvelle normalité».

«Mentalement, je voudrais que les gens s’habituent pour que maintenant, quand on est en public on porte un masque. Ça va nous permettre de retrouver une vie normale plus rapidement», fait-il valoir en ajoutant que la prudence reste de mise, notamment alors que plusieurs commencent à parler des festivals d’été.

(Avec Eric Tremblay)

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