Le maire Lapointe souhaite une consigne sur le verre

Par danielgrenier
Le maire Lapointe souhaite une consigne sur le verre
Le maire Denis Lapointe

À l’instar de ses collègues maires, Denis Lapointe souhaite ardemment que le gouvernement québécois impose la consigne sur les bouteilles de vin et spiritueux de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Lors des récentes assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) tenues à Montréal, le maire campivallensien qui agit également à titre de président de la Commission de l’environnement de l’UMQ, a convaincu tous les membres de l’Union d’adopter à l’unanimité une résolution en faveur de la consigne des bouteilles en provenance de la SAQ.

M. Lapointe a mentionné que cette façon de faire favoriserait la récupération du verre tout en permettant des économies substantielles. Actuellement, cette matière coûte très chère aux municipalités. Selon le Centre de recherche industriel du Québec, les coûts annuels sont évalués à 5,4 millions $.

Il faut dire que le ministre du Développement durable et de l’Environnement, David Heurtel, a annoncé le 24 avril dernier qu’il voulait introduire la consigne sur les bouteilles vendues à la SAQ mais son projet est toujours en attente et aucun développement n’est survenu depuis ce temps. D’après les dirigeants de la SAQ, il en coûterait 250 millions $ pour implanter la consigne mais ce montant est contesté par plusieurs intervenants du milieu.

Au Canada, seules les provinces de Québec et du Manitoba n’ont pas de consigne sur les bouteilles de vin et spiritueux.

Compensation à revoir

Par ailleurs, l’UMQ demande au gouvernement Couillard de revoir le régime de compensation. La SAQ verse 11 millions $ par année à Éco Entreprise Québec qui a la responsabilité de redistribuer la somme aux municipalités.

Le maire de Salaberry-de-Valleyfield juge ce montant nettement insuffisant. «Nous avons reçu 626 676 $ en compensation alors que ça nous a coûté 1,3 million $», a-t-il déclaré tout en ajoutant que le processus de recyclage doit être financé à 100 % par les producteurs. «Le travail qu’on fait pour l’industrie doit être récompensé. Un geste politique doit être posé à cet effet», soutient M. Lapointe.

Le premier magistrat verrait bien un emplacement comme le nouvel Écocentre de Salaberry-de-Valleyfield (situé sur le boulevard Mgr Langlois), qui pourrait être désigné comme étant un endroit où les citoyens pourraient aller porter leurs bouteilles de vins et spiritueux, en échange de la consigne.

En Ontario, les gens doivent aller porter leurs bouteilles consignées de vins et spiritueux dans les Beer Store. Il va sans dire que plusieurs résidants de la région de Valleyfield ou de Soulanges se rendent à Cornwall ou Hawkesbury pour échanger leurs bouteilles contre une consigne.

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