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Le Centre D’Main de Femmes : une multitude de projets pour briser l’isolement des femmes

mercredi le 26 janvier 2022
Modifié à 0 h 00 min le 26 janvier 2022
Par Yanick Michaud

ymichaud@gravitemedia.com

Martine Faille désire voir les femmes prendre possession du centre qui leur appartient, qui permet de briser l’isolement, d’améliorer sa condition de vie et de promouvoir la présence des femmes dans toutes les sphères de la société. (Photo : Journal Saint-François – Yanick Michaud)

Ayant célébré son 30e anniversaire en 2019, le Centre D’Main de Femmes vient maintenant d’aménager dans de nouveaux locaux qui permettront de donner un nouvel élan à l’organisme.

« Les locaux étaient moins adéquats pour ce que nous souhaitions offrir aux femmes. Ça nous freinait dans certains de nos projets », explique Martine Faille, coordonnatrice depuis 5 ans au centre de femmes, l’un des douze en Montérégie. « Nous sommes membres de l’IR des Centres de femmes du Québec. Il y en a plus de 80 dans la province. Et chacun est autonome », dit celle qui entretient toutefois de bons liens avec les responsables du centre La Moisson dans Vaudreuil-Soulanges et Quartier de femmes à Châteauguay.

Une mission éclairante

Martine Faille et ses collègues ont donc inauguré les locaux du 229, Chemin Larocque dans les derniers jours et se préparent maintenant à une horde d’activités prévues dès février.

« C’est un véritable milieu de vie. Ça bouge. Nous sommes ouverts du lundi au jeudi de 8 h à 16 h 30, sans interruption. Nous sommes même ici sur l’heure du midi. Pour accueillir le plus de femmes possible. C’est notre mission de briser l’isolement. D’offrir un milieu sécuritaire. Nous devons aussi permettre aux femmes d’améliorer leur qualité de vie, de pouvoir se transformer socialement. Nous voulons cesser de mettre un pansement sur les problèmes des femmes. Nous voulons changer les choses pour améliorer la vie des femmes », plaide-t-elle.

Cette mission passe par une multitude de projets. « Nous avons des ateliers, au moins trois par semaine. Nous voulons créer un club de lecture. Éventuellement, bientôt, un club d’art thérapie. Ce ne sont pas les idées qui manquent. Avec nos plus vastes locaux, certains seront plus faciles à réaliser maintenant », lance Martine Faille.

Des activités ludiques

Les lundis sont réservés aux Déjeuners vitamines, de 10 h à 11 h 30. Un espace d’échanges et de partages où les femmes sont invités à exprimer leurs points de vue sur une variété de sujets.

Les mercredis Entr’Elles sont une diversité d’ateliers, tenus de 14 h à 15 h 30, axés sur la participation active des femmes et sur le partage de leurs pensées et de leurs expériences.

Enfin, les jeudis sont les journées de L’info pour Elle, de 10 h à 11 h 30. Ces ateliers ont pour objectif de transmettre de l’information pertinente sur plusieurs sujets d’intérêt pour les femmes.

« Nos ateliers visent plein de choses. Se mobiliser, rendre les femmes plus autonomes. Nous avons un parc informatique pour faciliter la recherche d’emploi. Nous avons un service de prêt de tablettes électroniques. Ça aussi ça permet de briser l’isolement. Certaines préfèrent seulement venir prendre un café. Nous sommes à proximité du cégep et des étudiantes sont bienvenues pour venir étudier dans un endroit calme », explique la coordonnatrice qui ajoute toutefois que l’endroit n’est pas une ressource d’urgence.

« Nous avons toutefois les outils pour orienter les femmes qui sont en détresse, dans une relation toxique, ou victimes de violence. Nous offrons de l’écoute et des références. On peut rencontrer une intervenante qui va nous référer, démêler tout ça. »

Pour Martine Faille, l’objectif est que les femmes puissent s’entraider entre elles. Élargir leur réseau. La vie sociale de plusieurs est affectée, surtout depuis la COVID. « Nous créerons des groupes d’entraide, au moins deux. Avec des fonds reçus de Bell cause pour la cause. L’espace que nous avons permet ça aussi », dévoile celle pour qui les idées mijotent et pour qui l’avenir s’annonce plus clair.