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La production de gin fait place à celle d'antiseptique a mains

lundi le 30 mars 2020
Modifié à 17 h 00 min le 30 mars 2020
Par Eric Tremblay

La Distillerie des 3 Lacs a converti sa production de gin pour fabriquer de l'antiseptique à mains. Avec l'aide de partenaires, ils ont travaillé d'arrache-pied pour concevoir 1000 litres de désinfectant qui ont été distribués dans la réseau de la santé.

«La dernière semaine a été particulièrement chargée pour obtenir les accréditations et les licences, a indiqué Nicolas Bériault. La licence de Santé Canada, nous sommes une des premières distilleries à l'avoir obtenue au Québec. » Quinze minutes plus tôt à peine, 1800 bouteilles de 400 ml et 50 bidons de 4 litres d'antiseptique à mains quittaient la distillerie de la rue Andrew de Valleyfield. Ils allaient tous être redistribués dans le réseau de la santé par le Centre intégré de santé et services sociaux de la Montérégie-Ouest. La Distillerie 3 Lacs, de Nicolas Bériault, Mathieu Caron et Dominic Proulx disposait déjà des permis pour recevoir l'alcool à haute teneur (95 %) et la manipuler. La fabrication d'antiseptique requiert, au-delà de l'alcool, du peroxyde d'hydrogène, de la glycérine et de l'eau. La Distillerie 3 Lacs, avec l'apport du député Claude Reid et de Christiane Bergevin, ex-présidente du conseil d'administration de la Chambre de commerce du Canada, a réussi à trouver des partenaires locaux dans sa recette. [caption id="attachment_79574" align="alignright" width="444"] C'est toute une équipe qui a travaillé d'arrache-pied pour fabriquer de l'antiseptique à mains pour le réseau de la santé.[/caption] Mme Bergevin, a contacté Diageo qui, à l'ensemble de ces installations, a décidé de remettre 20 000 litres d'alcool. Celle-ci a appelé la Ville et rapidement on créait un leadership régional investi d'une mission. Diageo a fourni l'alcool, General Dynamics a donné la glycérine tandis que Double Dose graphisme et Pixel Design ont créé et imprimé une étiquette. «On a reçu la licence vendredi à 21 h, on est allé à l'impression samedi et la commande est partie dimanche matin, explique M. Bériault.  On a vraiment vu un bel esprit de solidarité, une belle créativité humaine. » Tout ça, alors que l'on compose avec une pénurie d'alcool, de glycérine et de bouteilles de plastique. «Rassembler tout ça a été un tour de force, insiste Nicolas Bériault. On cherche d'ailleurs toujours des fournisseurs. » Au courant de la semaine, 1000 autres litres d'antiseptique seront expédiés à l'Hôpital Charles-Lemoyne.  

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