La pandémie a stimulé l’industrie de la chasse

La pandémie a stimulé l’industrie de la chasse
(Photo : Depositphotos)

Davantage de permis de chasse ont été vendus au courant de la dernière année au Québec. Notamment pour le cerf de Virginie et l’ours noir. 

Dans la zone 8 sud, celle qui se déploie dans la région, on recense 1743 cerfs de Virginie chassés. Presqu’en totalité (1464) à l’aide d’une carabine.

Sauf sur l’île d’Anticosti, dotée de ses spécificités propres à elle, 136 413 permis ont été vendus pour le cerf de Virginie en 2020. Après quelques années marquées par une diminution constante du nombre de chasseurs, la dernière année aura connue une augmentation de 7 % par rapport à 2019.

Du groupe, 21 411 chasseurs ont fait la demande d’un permis supplémentaire pour tenter de récolter un deuxième cerf.

Un peu plus de 43 500 cerfs ont été récoltés, également une statistique en augmentation.

On évalue à 2783 le nombre de chasseurs qui ont tué deux bêtes en vertu de leur permis supplémentaire.

Le taux de succès pour une première chasse se situe à 30 %. Un pourcentage comparable aux années antérieures. Un taux également similaire ou légèrement supérieur aux provinces voisines et États américains limitrophes.

À cet effet, la première édition de la fin de semaine Relève à la chasse a attiré près de 700 participants. Répartis dans l’ensemble des zones de chasse, ces nouveaux adeptes ont récolté un peu plus de 90 cerfs durant cette période qui leur était destinée. Plus de 85 % des participants étaient âgés de 12 à 17 ans.

Sur l’île d’Anticosti, les chasseurs non résidents du Québec étaient pratiquement absents en raison des mesures sanitaires. Malgré tout, environ 4500 cerfs de Virginie ont été chassés par les résidents.

Surveillance

Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, continuent ses travaux d’analyse scientifique. Un travail facilité par la délivrance de permis associé à une zone. Un sondage a aussi été mené à 15 000 chasseurs.

Les opérations de surveillance de la maladie débilitante chronique des cervidés (MDC) se sont poursuivies. Les échantillons prélevés n’ont démontré aucun cas positif dans la faune sauvage.

Dindon sauvage

Plus de 17 600 permis ont été vendus pour la chasse printanière, un nombre similaire aux années précédentes. Il en a résulté une chasse record avec près de 8000 oiseaux récoltés. Un peu plus de 2200 chasseurs ont obtenu deux dindons à barbe, ce qui ressemble au bilan 2019.

Pour la première fois, la chasse d’automne était permise. Quelque 4600 chasseurs ont participé et ont récolté près de 900 dindons. Du groupe, près de 70 % étaient des femelles.

En Montérégie, on observe que 1933 dindons sauvages ont été chassés. Il s’agit du deuxième endroit au Québec où il s’est tué le plus d’animaux de ce type.

Ours noir

L’année 2020 marquait la première du nouveau plan de gestion entourant l’ours noir. Ainsi, une augmentation dans les demandes de permis de 20 % a été notée.

Un peu plus de 17 600 adeptes de cette chasse ont récolté près de 5700 ours noirs; 84 % par la chasse et 16 % par le piégeage. On évalue à 90 % le nombre d’animaux récoltés au printemps.

Quatorze ours noirs ont fait l’objet d’une chasse ou de piégeage en Montérégie en 2020.

Orignal

Plus de 170 000 adeptes se sont procurés un permis de chasse à l’original, ce qui la place au sommet de l’espèce la plus populaire.

Le chiffre demeure semblable aux années précédentes qui étaient marquées par l’interdiction de chasser les femelles dans la majorité des zones de chasse.

Plus de 20 000 animaux ont été récoltés, ce qui se compare aux années précédentes. Le nombre de mâle adulte, le meilleur indicateur des tendances des populations, demeure aussi stable.

La zone 8 a enregistré la récolte de quatre orignaux dans ses statistiques en 2020.

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