Opinion

Joies et malheurs des réseaux sociaux

vendredi le 18 mars 2022
Modifié à 0 h 00 min le 18 mars 2022
Par Mario Pitre

mpitre@gravitemedia.com

(Photo Shutterstock)

Depuis le début des années 2000, l’accès aux réseaux sociaux fait dorénavant partie de la vie d’une majorité de citoyens partout dans le monde. Pour le meilleur ou pour le pire.

Que ce soit Facebook, Twitter, Youtube, Instagram et, de plus en plus, Tik Tok, les réseaux sociaux favorisent la communication et permettent aux utilisateurs d’échanger entre eux.

En fait, les gens communiquent davantage entre eux depuis l’arrivée de ces outils technologiques. Combien d’entre nous avons rétabli des contacts avec d’anciens collègues du primaire ou des cousins-cousines maintenant établis à l’extérieur ? Ce qu’on n’aurait jamais fait par une simple lettre manuscrite.

Les réseaux favorisent également l’échange d’informations, d’études, de nouvelles; d’ailleurs nos médias profitent de cette fenêtre pour diffuser leurs nouvelles, bien qu’ils écopent des fuites de revenus au profit de ces mêmes réseaux. Ils donnent une nouvelle ouverture sur le monde et un accès à la culture, que ce soit musique, littérature, arts visuels.

Tout n’est cependant pas tout à fait rose puisqu’en donnant accès à ces outils, chacun y laisse un peu de sa vie privée, parfois sans en être conscient. Ne vous demandez pas pourquoi vous recevez une offre publicitaire sur votre fil Facebook ou par courriel après avoir visité tel ou tel autre site web. Ou pourquoi on peut vous localiser à partir de votre téléphone cellulaire.

Toutefois, les phénomènes qui m’agacent le plus avec les réseaux sociaux, c’est tout ce qui s’apparente à l’intimidation, aux propos haineux et vulgaires, sans compter la mauvaise qualité du français, mais c’est personnel. Le tout exacerbé dans le contexte de la pandémie.

Combien de fois peut-on voir sur nos fils de nouvelles des commentaires qui visent davantage à dénigrer l’interlocuteur qu’à exposer une idée, un point de vue ? Parlez-en à Dany Turcotte, P-A Méthot, Safia Nolin ou le « Pharmachien » Olivier Bernard, qui ont tous choisi de quitter les réseaux sociaux pour ces raisons.

Justement, Télé-Québec diffusera le 30 mars un documentaire (voir la bande-annonce) sur le fameux « Star Wars Kid », un des premiers à avoir subi du cyber-harcèlement à la suite de la diffusion d’une vidéo en 2003. Celle-ci avait fait le tour de la planète. De quoi nous faire réfléchir avant de faire un commentaire et de peser sur la touche « Enter ».