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VIDÉO - L’importance des enjeux reliés au monde des abeilles

mercredi le 22 septembre 2021
Modifié à 0 h 00 min le 23 septembre 2021
Par Yanick Michaud

Apiculteur professionnel, Sébastien Laberge déplore que les connaissances se perdent par un manque de relève et qu’il est primordial de protéger ces as de la biodiversité. (Photo Journal Saint-François – Yanick Michaud)

Bien conscient de l’importance qu’elles ont dans la biodiversité mondiale, Sébastien Laberge de la Miellerie Saint-Stanislas ne tarit d’éloges à l’endroit de ses milliers de protégées.

« De plus en plus les Québécois comprennent l’importance et les enjeux liés aux abeilles et à leur déclin. On en parle de plus en plus. Mais la question n’est pas réglée. Il faut continuer à en parler. Et tout faire pour les sauver », lance l’apiculteur qui en profite pour féliciter la Ville de Salabery-de-Valleyfield.

« C’est une magnifique organisation qui a à cœur l’apiculture, les abeilles dans notre région. Ils gèrent bien et n’ont pas hésité cet été à nous joindre pour sauver un essaim », plaide Sébastien Laberge.  

Intervention efficace

Plus tôt cet été, en juillet, la Ville a constaté qu’un essaim s’était déplacé en plein territoire urbain, sur le boulevard Quevillon. « C’est une colonie qui était très forte et qui s’est divisée à proximité. Ils se sont déplacés avec leur reine sur l’arbre temporairement avant de trouver une place mieux protégée. La Ville a appelé rapidement pour voir s’il y avait un moyen de les sauver. Félicitations parce qu’ils ont agi rapidement et ça nous a permis d’intervenir et de le faire de façon naturelle », lance Sébastien Laberge qui évalue à 11 sur 10 son intervention.

« C’est une des fois où ça a le mieux été. Nous avons rapidement localisé la reine. Ça a été un des moments forts de notre été. D’ailleurs la ruche s’est bien développée et les abeilles vont pouvoir passer l’hiver c’est certain », assure-t-il.

De l’expérience à revendre

Mais n’intervient pas qui veut auprès des abeilles. Si elles ne sont pas agressives, il faut quand même savoir interagir.

Apiculteur professionnel, Sébastien Laberge sait de quoi il en retourne. Il est de la troisième génération de la Miellerie Saint-Stanislas. « Il y a de moins en moins d’apiculteurs commercial. Avec des 3000 à 4000 ruches. Les mielleries ferment. Et il n’y a pas beaucoup de relève. Pour cette raison il y a des connaissances qui se perdent. Et il réside là le danger. Les trucs des anciens. Mais certains partent à la retraite ou perdent des ruches. Ils n’ont plus la volonté de réinvestir. Ils ferment et leur savoir part avec eux », déplore le jeune homme qui aimerait bien transmettre son savoir à une future génération.

 

 

D’ailleurs, dimanche, pour clore la semaine de la biodiversité, il participera à la journée d’animation de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield. « On va parler du processus de création du miel, de l’apiculture. Il y aura des dégustations, des produits en vente. Une ruche pour les démonstrations. C’est très familial. Les enfants sont impressionnés, mais parfois, les parents sont les plus curieux. Ils veulent savoir comment ça fonctionne », conclut celui qui se réjouit de voir l’abondance de fruits dans les vergers en cette saison automnale. « Directement lié à notre pollinisation du mois de mai. »

 

 

 

 

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