GMC Acadia 2020 AT4: une miette de testostérone

Par Le Guide de l'auto
GMC Acadia 2020 AT4: une miette de testostérone


Le Guide de l'Auto

Article par Germain Goyer

À mi-chemin entre les GMC Terrain et Yukon, l’Acadia incarne le rôle du véhicule utilitaire sport intermédiaire à deux ou trois rangées pour cette bannière de General Motors.

Cet automne, Le Guide de l’auto l’a mis à l’essai et voici ce que l’on en a pensé.

Un choix de trois (!) moteurs

En optant pour le système à quatre roues motrices – une caractéristique clé pour affronter l’hiver québécois -, les consommateurs ont le choix entre un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,0 L et un moteur V6 de 3,6 L. Ceux-ci développent respectivement une puissance de 230 et 310 chevaux ainsi qu’un couple 258 et 271 livres-pied.

Dans le cas d’une version SLE de base, dotée des roues motrices avant, un moteur à quatre cylindres de 2,5 L loge sous le capot. Celui-ci génère une puissance de 193 chevaux et un couple de 188 livres-pied.

Bien que le V6 de 3,6 L ne soit pas un choix très original considérant que General Motors l’insère sous le capot d’une panoplie de ses véhicules, il s’agit d’une mécanique efficace, qui a fait ses preuves et dont les capacités sont intéressantes.

Notons que vous aurez droit à une boîte automatique étagée sur neuf rapports, et ce, peu importe le bloc choisi. Soulignons qu’elle travaille et qu’elle s’est faite plus que discrète lors de la période d’essai, ce qui est généralement une bonne nouvelle.

Un ensemble AT4 attrayant

Si l’on a connu un véritable succès avec la sous-marque de GMC qu’est Denali, on tente de reproduire le même exploit avec la plus récente sous-marque qu’est AT4. Et on est sur la bonne voie. Alors qu’avec les versions Denali on mise sur le luxe et l’aspect bling-bling provoqué par le chrome, on opte pour une tangente plus agressive et davantage orientée vers le hors route avec les moutures AT4. D’un modèle à l’autre, l’intensité du traitement AT4 varie.

Dans le cas de l’Acadia, on reconnaît cette version par son bouclier, ses rétroviseurs latéraux et ses longerons de toit noircis. On observe aussi la présence de garnitures noires chromées. Soulignons qu’elle est chaussée de pneus tout-terrain de 17 pouces montés sur des jantes qui sont noires également. Bien que les pneus lui confèrent une allure quelque peu agressive, il faut savoir que l’on perd légèrement sur le silence de roulement.

Franchement, le tout est de bon goût. En revanche, après avoir vu ce que l’on a été capable de faire avec les Canyon et Sierra, par exemple, dans leur livrée AT4, on aurait été en droit de s’attendre à une application plus radicale. D’ailleurs, cette direction pourrait permettre au Canyon de se démarquer dans ce segment immensément compétitif. Et ça, c’est sans parler du fait que bon nombre des joueurs dans ce créneau brillent par leur manque – ou carrément leur absence – de personnalité.

À bord

Une fois à bord de l’Acadia AT4, on remarque tout de suite que les surpiqûres oranges égayent à leur façon les sièges recouverts de tissu. À cet effet, il nous apparaît indécent de nous proposer un véhicule de ce prix (tout près de 50 000 $) avec si peu d’équipement. Notons par ailleurs que le véhicule d’essai n’était pas non plus doté d’un volant chauffant. Encore une fois, pour le prix demandé, ça nous paraît exagéré de la part de General Motors. Quand on s’attarde à ces petits détails, on comprend davantage les raisons pour lesquelles les acheteurs jettent leur dévolu sur des véhicules comme le Honda Pilot ou même le Toyota Highlander.

Cela dit, nous avons bien apprécié son système d’infodivertissement jumelé à un écran tactile de huit pouces. Ses menus sont clairs et il est facile d’y naviguer.

Mentionnons aussi que l’habitacle de l’Acadia peut être configuré selon nos besoins. En effet, le constructeur américain offre le choix entre une configuration à deux rangées pouvant accueillir cinq occupants ou une configuration à trois rangées pouvant recevoir deux passagers supplémentaires.

Consommation

En ce qui a trait à la consommation, l’ordinateur de bord a enregistré une cote de 12,6 L/100 kilomètres. De son côté, Ressources naturelles Canada affiche une cote de 11,4 L/100 kilomètres en conduite combinée. Elle baisse à 10,1 dans le cas d’une version à quatre roues motrices qui abriterait le moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,0 L.

En bref

Bien que nous apprécions son moteur V6 et son allure quelque peu costaude, nous sommes d’avis que ce modèle pourrait connaître davantage de succès s’il était mieux équipé et surtout, s’il était réellement plus orienté vers la conduite hors route.

Partager cet article