Elles sont de retour

Par Mario Pitre
Elles sont de retour
(Photo : Journal Saint-François M.P.)

On ne les avait pas vues depuis les dernières élections provinciales. Mais voilà que, depuis mercredi dernier, elles sont de retour. Les pancartes électorales !
En roulant vers le bureau ce matin-là, elles se sont succédées au fil des rues. Toujours une curiosité de découvrir de quoi elles auront l’air cette fois, quoique la formule ne diffère pas beaucoup d’une élection à l’autre. Mais… tout de même.
Les libéraux nous arrivent cette fois avec des affiches imprimées recto-verso. Une bonne idée, question d’épargner du plastique, les fameux «coroplast» qui, malgré tout, sont recyclés depuis quelques années par de nombreuses écoles. Par contre, la série de petits symboles alignés du côté gauche me laisse perplexe. En voiture, on n’a pas le temps de s’y attarder et elles peuvent laisser place à de multiples interprétations, comme l’a démontré Infoman jeudi soir.
Les bloquistes ont joué la carte du selfie, en intégrant deux figures à leurs affiches, le chef et le candidat local, pleine grandeur. Ça frappe. Le Bloc a aussi réduit volontairement de moitié son nombre d’affiches et prévoit compenser son empreinte carbone par une vaste opération de plantation d’arbres, dit-on.
Les affiches néo-démocrates et conservatrices s’avèrent plus traditionnelles. Néanmoins, le fond orangé des affiches du NPD ne passe pas inaperçu, et la photo des candidats occupe une large proportion de l’espace. Les conservateurs affichent leur bleu caractéristique, dans une proportion relativement égale à la photo et au nom de leurs candidats. Nous n’avions pas encore aperçu d’affiches du candidat du Parti Populaire du Canada au moment d’écrire ces lignes (elles sont apparues depuis).
Mais au-delà de cette brève analyse, il demeure qu’à chaque élection, la question nous revient (un peu comme la question du mode de scrutin) : y a-t-il toujours lieu d’avoir recours à l’affichage électoral pour faire la promotion des différents candidats et de leurs partis politiques ?
D’un aspect environnemental, ce concept apparaît dépassé, particulièrement au fur et à mesure que la campagne arrive à terme. Mais sur une base purement publicitaire, il demeure encore (avec les médias locaux) l’un des rares moyens de faire connaître les candidats en lice dans le comté et ce, tous électorats confondus. Bref, qu’on les apprécie ou qu’on les ait en horreur, les fameuses pancartes risquent de garnir le paysage électoral pour un certain temps encore; à moins de voir apparaître un de ces jours de nouveaux concepts d’affiches virtuelles…

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des