Des punks au grand cœur au Punkstock

Par Yanick Michaud
Des punks au grand cœur au Punkstock
Des musiciens de différents groupes punks qui seront de la huitième édition du Punkstock à La Factrie les 8 et 9 février, entourent le parrain du punk dans la région, Claude Lepage. (Photo : Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin)

Créé il y a plusieurs années pour offrir une place aux groupes émergents de punk, le festival Punkstock est de retour en février pour une 8e édition.

« Je voulais faire jouer des bands locaux qui n’ont pas accès à des salles. Mon fils est musicien et il cherchait une plate-forme. J’ai donc pensé à créer le Punkstock », explique Claude Lepage l’un des instigateurs de ce rendez-vous musical. « Le premier s’était passé dans un bois à Ormstown, mais on a bien évolué depuis », rigole celui qui est considéré comme le parrain des groupes punks de la grande région.

Cette fois, et pour une troisième année, le Punkstock aura lieu à La Factrie, café culturel. « C’est une troisième fois pour nous. La première année, nous n’étions pas certains d’avoir des gens, mais nous avons manqué de place. Et chaque année, le Punkstock fait salle comble. Il faut faire vite pour se procurer des billets », lance Émilie Fortier, directrice générale de La Factrie.

Programmation relevée

Une fois de plus, ce sont une dizaine de bands qui fouleront les planches de la salle de spectacle du centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield. « Chaque année nous avons des groupes qui reviennent et les gens apprécient. Nous avons aussi des nouveautés, parce que certains groupes évoluent, signent des contrats et font des tournées. C’est le cas par exemple de Cirrhose et Cendrier, qui vont très bien », dit Claude Lepage, fier de sa programmation.

On retrouvera le 8 février en soirée, Whiskey chase, Atomis Threat, Vodka tabasco, No Way Out, des habitués du Punkstock, et enfin Lights Out. Le lendemain, 9 février, à compter de 20 h, il sera possible d’entendre THC, Monoxyde, Reason X, Emborn Drive et Gootweist. « Il est aussi possible que les spectateurs aient droit à une surprise, que je ne peux évidemment pas dévoiler », sous-entend le responsable.

Une bonne cause

Depuis les débuts du Punkstock, Claude Lepage remet les profits de l’évènement à une cause qui lui tient à cœur. « Nous le faisons pour aider localement, dans notre région. Les punkrockers sont des gens avec de grands cœurs », a admis celui qui a tenu à remercier Gaudet Musique qui participe à la collecte de fonds en fournissant gracieusement des instruments.

En 2019, les profits seront versés à la Maison d’hébergement dépannage de Valleyfield. « J’apprécie que les gens s’investissent et tiennent compte de nos besoins. En même temps, pour nous c’est significatif, puisque la musique c’est festif et nous voulons sortir de cette grisaille. Dans la région, il y a beaucoup d’itinérance cachée et nous aidons annuellement des centaines de personnes qui profitent de 7000 nuits par année. Ce sont des gens qui n’auront pas dormi dehors 7000 fois. Et malgré tous les services que nous offrons, nous sommes déficitaires. Alors ce mouvement c’est apprécié », estime André Couillard, directeur général de MHDV, également musicien à ses heures.

Les billets sont en vente auprès des membres des groupes, des organisateurs, mais aussi à La Factrie pour 10 $ par soir ou un forfait de 15 $ pour les deux soirées.

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Philippe
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Philippe

Super article! Par contre, on écrit Lights Out. Il manque le ‘s’! Merci ! 🙂

claude lepage
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claude lepage

merci beaucoup ! maintenant reste a remplir la place