Des policiers ont manqué à leur devoir

samedi le 07 mai 2022
Modifié à 8 h 58 min le 05 mai 2022
Par Claude Poirier

redactiongm@gravitemedia.com

La semaine dernière, la famille d’un individu ayant commis un meurtre, et qui vivait des problèmes de santé mentale, a déploré publiquement le manque d’aide. Leur fils, Kim Lebel, aurait été en crise lorsqu’il s’en est pris à des citoyens et à un homme de 65 ans qui a perdu la vie lors de l’agression, le 6 avril, à Québec.

Le dossier est entre les mains du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), afin de déterminer si les policiers ont bien fait leur travail. Je doute qu’on ait vraiment des réponses. Surtout que cela se fera après le procès pour meurtre de l’accusé. Dans ce domaine, tous se protègent. C’est l’omerta.

Les parents de Lebel se sont battus durant des semaines pour que leur fils reçoive les soins nécessaires, car il était devenu dangereux pour lui-même et pour autrui. Ils ont démontré à maintes reprises avoir fait appel à la police pour éviter un drame. J’ai su de plusieurs sources qui m’ont contacté que cela a été pris à la légère.

Voyant que ses démarches ne fonctionnaient pas, la mère est même allée chercher une ordonnance de la Cour qui demandait aux policiers d’intervenir le plus rapidement possible. Mon impression est qu'on a carrément ri d'elle.

J’espère fortement qu’avec leur avocat, Marc Bellemare, les parents intenteront des poursuites. J’ai aussi hâte de voir comment le ministère de la Sécurité publique va se sortir de cette affaire. Il y a eu mort d’homme. Une innocente victime. Je suis tout à fait d’accord avec Me Bellemare qui a dit, en conférence de presse, que si la police avait agi plus rapidement, cette tragédie n’aurait pas eu lieu.

C’est impensable qu’en 2022, on vive encore des histoires semblables. À notre époque, si on est incapable de faire face à des situations impliquant la santé mentale, il faut faire des changements. Ça, c’est le travail du ministère de la Sécurité publique.

Publisac

J’ai pris connaissance d’un jugement rendu par la Cour supérieure donnant raison à Mirabel pour que la distribution du Publisac ne soit pas systématique. L’entreprise Transcontinental ira toutefois en appel et je la soutiens. J’en reparlerai dans ma chronique.

Néanmoins, sans vouloir défendre le Publisac, je sais qu’il est très utile à des personnes âgées. Parmi les gens qui me contactent, 85% disent qu’ils me lisent dans l’édition papier.

Je constate que le Publisac, dans lequel est distribué le journal local, a encore sa place. Ce n’est pas tout le monde qui est habile avec Internet, permettez-moi donc de balayer cet argument du revers de la main.

10-4!

(Propos recueillis par Gravité Média)