Des immigrants heureux d’apprendre le français

Par Denis Bourbonnais
Des immigrants heureux d’apprendre le français
C’est avec grand plaisir que les élèves en francisation apprennent leur nouvelle langue. Ce couple en provenance de la Chine aime bien l’enseignante au Centre du Nouvel-Envol, Nathalie Dupont. (Photo : (Photo: Journal Saint-François – Pierre Langevin))

IMMIGRATION.  Le nouveau cours de francisation offert à la clientèle issue de l’immigration, au Centre du Nouvel-Envol à Salaberry-de-Valleyfield, connaît du succès à un point tel qu’un second groupe de 10 élèves s’est formé peu de temps après la composition d’un premier comptant autant d’apprentis du français.

Ils viennent de partout sur la planète pour apprendre la langue qui permet à ces nouveaux résidents de s’intégrer à la collectivité et à la culture québécoise. Ces immigrés âgés de 16 ans et plus sont arrivés de la Syrie, la Chine, le Vietnam, Cuba, le Nicaragua, la Thailande, la République dominicaine et … l’Ontario. Leur but : apprendre le français ou approfondir leurs connaissances en lecture et rédaction afin de mieux s’outiller pour un futur emploi.

Au sein de cette première cuvée prise en charge par 4 enseignantes qualifiées pour ce type de cours, on retrouve des élèves adultes de différents niveaux. Ces groupes initiaux à l’école aux adultes de la rue Saint-Charles réunit des niveaux de de 1 à 6, les échelons 7 et 8 étant les plus hauts classés.

«Nous avons des personnes analphabètes et d’autres qui peuvent être plus autonomes. Certains ne sont pas très loin d’aller sur le marché du travail», explique l’enseignante Isabelle D’Août, qui donne les cours 6 heures par jour et 18 heures par semaine tout comme les 3 autres professeurs, Chantal Rancourt, Nathalie Dupont et Véronique Nantel.

Des sous-groupes sont constitués selon les niveaux pour l’enseignement alors que tous les élèves sont ensemble dans les activités communes. Ils prendront part notamment à une foire multiethnique durant laquelle ils vont partager des repas cuisinés qu’ils avaient l’habitude de préparer dans leur pays d’origine.

«Ce qui ressort, c’est que les élèves veulent tellement parler français. C’est comme une ruche d’abeilles dans la classe. Ils sont gentils, reconnaissants et très respectueux», décrit l’enseignante Isabelle D’Août.

Isabelle D’Aout, un des 4 professeurs qui enseignent le français à la clientèle issue de l’immigration, louange les élèves pour leur désir d’apprendre, leur reconnaissance et leur gentillesse. (Photo: Pierre Langevin)

Isabelle D’Aout, un des 4 professeurs qui enseignent le français à la clientèle issue de l’immigration, louange les élèves pour leur désir d’apprendre, leur reconnaissance et leur gentillesse. (Photo: Pierre Langevin)

Ceux qui commencent à zéro apprennent en observant les signes et les yeux de l’enseignante. D’autres prennent des notes et font ensuite les vérifications une fois rendus à leur domicile. Si certains élèves n’avaient pas droit à l’éducation dans leur nation d’origine, plusieurs sont des professionnels ou des gens de métier. Un ingénieur en mécanique, dont le frère est médecin, et une couturière font partie du groupe.

«La grande nouveauté, c’est que les cours de francisation se donnent à temps plein  et à temps partiel. Il est possible pour les candidats de commencer en entrées continues», précise la directrice des Centres intégrés du Nouvel-Envol, Lynda St-Onge.

Les étudiants bénéficient d’une aide financière accordée par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) ou par Emploi Québec. Les élèves à temps ont droit à une allocation hebdomadaire de 200 $, qui peut comprendre le transport et la garde des enfants.

Lynda St-Onge, directrice des Centres intégrés du Nouvel-Envol et Stéphane Lacas, agent de développement à la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, en compagnie de deux élèves. (Photo: Pierre Langevin)
L’enseignante Chantal Rancourt discute avec un couple syrien qui veut apprendre le français. (Photo: Pierre Langevin)
Un couple chinois s’est entretenu en français avec le journaliste du « Saint-François », qui a su parler lentement tout en s’assurant de bien articuler. (Photo : Pierre Langevin)
L’enseignante Isabelle D’Aout se fait comprendre auprès des débutants avec des signes et l’expression de ses yeux. (Photo: Pierre Langevin)
D’autres photos prises par Pierre Langevin.

Une mère vietnamienne âgée de 72 ans veut apprendre le français. (Photo: Pierre Langevin)

 

 

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