Des états généraux sur la sécurité dans le sport des régates

Par Denis Bourbonnais
Des états généraux sur la sécurité dans le sport des régates
Le président des Régates de Valleyfield et commissaire de la Ligue de Régates d’Hydroplanes (HRL), Didier-Bernard Séguin, a annoncé que des états généraux portant sur la sécurité dans le sport motonautique se tiendront à la fin du mois d’octobre. (Photo : (Photo: Journal Saint-François – Pierre Langevin))

MOTONAUTISME.  Le décès tragique du pilote Mathieu Daoust aux Régates de Brockville (Ontario) a incité la Ligue de Régates d’Hydroplanes (HRL) à prendre les mesures appropriées pour augmenter au maximum la sécurité des pilotes qui pratiquent le sport le plus rapide sur l’eau.

Des états généraux se tiendront vers la fin du mois d’octobre à Salaberry-de-Valleyfield et une dizaine de spécialistes du sport motonautique se réuniront en présence d’un comité formé de 5 personnes qui prendront note de leurs recommandations en vue de procéder aux changements nécessaires.

Les constructeurs Bert Henderson, James Auld et Paul Barber seront invités à partager leur expertise dans le domaine tout comme des gens expérimentés comme Mike Weber, qui a siégé sur le comité de sécurité de l’American Power Boat Association (APBA) aux États-Unis. Des discussions ont déjà eu lieu avec Jimmy Shane, champion pilote américain, qui a déjà travaillé sur différents aspects de la sécurité dans le domaine des régates motorisées.

«Il ne s’agit pas seulement de rendre obligatoire l’installation d’une cage de sécurité (road cage). Il faut se pencher sur les composantes de cette cage protectrice, mais aussi tout ce qui touche la sécurité sur l’eau», précise le commissaire de la Ligue de Régates d’Hydroplanes et président des Régates de Valleyfield, Didier-Bernard Séguin.

Le modèle de ceinture de sécurité, l’ancrage et les vitres des cockpits, dont plusieurs ont éclaté à l’impact lors des accidents survenus durant la dernière saison, sont d’autres sujets qui feront l’objet d’une révision lors de ces états généraux. Il sera question également d’implanter un système de communication pour les coureurs de la classe Jersey Speed Skiff qui, à quelques reprises en 2019, n’ont pas réalisé que les officiels avaient mis un terme une à course pour différentes raisons.

«On se donne 3 ans pour statuer sur l’ensemble des mesures qui seront adoptées. La nouvelle règlementation concernant les cages de protection sera en vigueur dès novembre de cette année afin les embarcations, principalement celles de la classe Grand Prix, soient munies des nouveaux cockpits en vue de la saison 2020», de signifier Didier-Bernard Séguin. «En fait, nous parlons de 3 ans et deux saisons pour approuver les nouvelles règles. En 2022, tout sera mis en place», d’ajouter le commissaire HRL.

«Les tristes événements survenus cette année ont forcé la HRL à remettre en question certains aspects de la sécurité de notre sport. La course d’hydroplane est un sport extrême qui comporte sa part de risques. Il faut amener le taux d’efficacité de 95% à environ 98% pour protéger les pilotes dans le cas d’un accident», reconnaît Didier-Bernard Séguin.

«Le 100% ne pourra jamais être possible en raison des risques que comportent la conduite d’un bateau à des vitesses très élevées. Les cages protectrices ont leur utilité, notamment afin de diminuer l’impact et surtout de faire dévier le bateau qui vient en collision. La cage sert de tremplin», devait-il ajouter.

«Je ne pensais jamais avoir à parler devant un public à l’église pour parler du décès d’un pilote, survenu dans une compétition d’hydroplane. C’est extrêmement malheureux et difficile d’avoir perdu une vie mais nous voulons faire en sorte que notre ami Mathieu Daoust n’aura pas trouvé la mort pour rien», conclut le commissaire de la Ligue de Régates d’Hydroplanes.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires