Des actes de vandalisme lourds de conséquences

Par Mario Pitre
Des actes de vandalisme lourds de conséquences
Cette terrasse de bois a subi de sérieux dommages à la suite d’un feu allumé par des vandales. (Photo : Journal Saint-François Pierre Langevin)

Bien qu’il soit situé dans un lieu isolé des secteurs urbanisés, le Musée québécois d’archéologie Pointe-du-Buisson, à Beauharnois, n’échappe pas aux actes de vandalisme; et les conséquences sont davantage que simplement matérielles, selon la directrice Caroline Nantel.
Mme Nantel a conduit les représentants du Journal Saint-François dans les sentiers du site archéologique pour faire état de certains gestes commis au cours des dernières semaines.
En fait, bien que le site soit interdit aux visiteurs en dehors des heures d’ouverture, certains n’hésitent pas à s’y introduire. «Souvent, ce sont des gens qui veulent prendre une simple marche dans les sentiers, mais parfois, cela va plus loin», dit-elle.
Pour preuve, certains n’ont pas hésité à faire un feu à même une plate-forme de bois aménagée sur le sentier balisé. «On a dû appeler les pompiers car le feu avait pris dans le couvert d’humus qui se trouve sous la plate-forme et il nous était impossible de l’éteindre par nous-mêmes», raconte Mme Nantel.
Dans un autre endroit du site, des vandales avaient arraché une borne géodésique sans aucune raison apparente. «Ces bornes nous servent pour le travail de cartographie du site et nous devons faire appel à un arpenteur pour la remettre en place, ce qui génère des coûts pour le Musée», poursuit la directrice.
Outre ces actes récents, celle-ci rappelle que le simple fait d’accéder aux secteurs non-balisés de la Pointe-du-Buisson peut porter atteinte à sa valeur archéologique. «On affaire à un musée à ciel ouvert dont le sous-sol regorge de trésors archéologiques qui se trouvent souvent à faible profondeur de la surface. Il s’y trouve encore de nombreux éléments car seulement 3% du site a fait l’objet de fouilles depuis les tout débuts», rappelle-t-elle.

La directrice Caroline Nantel en appelle au sens des responsabilités des gens à l’égard de l’intégrité et de la richesse archéologique du site. (Photo Journal Saint-François Pierre Langevin)

Frappé par une coupure de 50 000 $ dans son budget de fonctionnement cette année, le Musée n’a assurément pas les moyens de sécuriser davantage le site avec des dispositifs sophistiqués. Il doit tout de même tenter d’assurer un minimum de sécurité puisque le site est facilement accessible, notamment par le fleuve, où de nombreux baigneurs s’y rendent par temps chaud.
Néanmoins, la directrice Caroline Nantel souhaite sensibiliser le public à la particularité que possède la Pointe-du-Buisson, qui mérite une forme de respect à l’égard de son histoire et de la recherche archéologique.
La saison d’activités se poursuit jusqu’à la fin d’octobre au Musée québécois d’archéologie Pointe-du-Buisson. Pour les détails on peut s’informer sur le site http://www.pointedubuisson.com/.

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Installez quelques caméras à « gibier »…. Pas trop cher et efficace aussi pour les « gibiers de potence » …