«Comme si on vivait un tremblement de terre sans dommage» – Erick Faubert

Par Denis Bourbonnais
«Comme si on vivait un tremblement de terre sans dommage»  –  Erick Faubert
Quelque 1200 hockeyeurs de la région du Suroît ont vu leur saison prendre fin soudainement lorsque les séries de la Ligue 30 Ouest ont été annulées en raison de la COVID-19. (Photo : (Photo : Journal Saint-François – Pierre Langevin) )

HOCKEY MINEUR.  Plus de 1200 jeunes hockeyeurs devaient être en action à compter du vendredi 12 mars alors que les séries éliminatoires comptant pour la Coupe du Président étaient censés se mettre en marche à la grandeur du territoire de la région du Suroît.

L’Association du hockey mineur de Huntingdon avait d’ailleurs obtenu la présentation des grandes finales de chaque catégorie dans la Ligue 30 Ouest, les 28 et 29 mars. Pour des raisons évidentes liées à la propagation de la COVID-19, les joueurs des 10 associations locales n’ont pas eu cette chance car leur saison a pris fin abruptement jeudi dernier.

«Notre décision était prise avant même que Hockey Canada mette fin à la saison partout au pays. C’est hyper décevant mais nous n’avions pas le choix», a indiqué au «Journal Saint-François» le président de la Ligue de 30 Ouest, Erick Faubert. «C’est comme si on vivait un tremblement de terre sans dommage apparent», devait-il imager. «Les gens sont maintenant en mesure de comprendre la situation. Il faut oublier les séries et penser en fonction de la prochaine saison.»

Jeudi dernier, l’élément déclencheur s’est manifesté chez Hockey Canada lorsque les assureurs ont fait savoir qu’ils cessaient toute couverture à l’endroit des hockeyeurs en raison de l’éclosion de la Coronavirus.

«De notre côté, nous avions pris les devants. Les parents téléphonaient et après discussions avec les représentants des 10 associations de hockey mineur en appel conférence, la logique nous dictait de ne pas faire autrement. Malgré toute l’énergie consacrée à la préparation des séries, il fallait tout arrêter. Peu après, les décisions de Hockey Canada et de Hockey Québec sont allés dans le même sens», a élaboré Erick Faubert.

Quant à la possibilité de retarder les séries, cette alternative a été vite écartée du revers de la main à cause de la logistique des locations d’heures de glace. Il était apparent qu’une majorité d’arénas ne seraient plus disponibles en temps et lieu, sans oublier que les activités de d’autres disciplines sportives pourraient déjà être entamées.

Un père et une fille déçus

Erick Faubert et sa fille Annabel ont été particulièrement attristés par l’annulation de toutes les activités de hockey au pays à cause de l’actuelle pandémie. Ils étaient tous les deux à Charlottetown à l’Ile-du-Prince-Édouard pour les championnats canadiens universitaires de hockey féminin quand le rideau est tombé sur la saison.

Le jeudi 12 mars, Annabel et ses coéquipières des Carabins de l’Université de Montréal ont pu disputer un match contre les porte-couleurs de l’Université St. Marys (Nouvelle-Écosse), une partie qu’elles ont perdu de façon crève-cœur en prolongation (3-2) après avoir mené 2-1 jusqu’à 40 secondes de la fin de la 3e période.

La défenseure de Saint-Stanislas-de-Kostka, qui avait permis à son équipe de se qualifier pour le championnat canadien en marquant le but décisif en prolongation face aux Stingers de Concordia, n’a jamais pu remettre les patins sur glace à l’instar de ses coéquipières. Le tournoi a été annulé à l’issue des deux premières rencontres, de sorte que 4 des 8 formations participantes se sont pointées à Charlottetown sans avoir joué un seul match.

La défenseure Annabel Faubert et ses coéquipières des Carabins de l’Université de Montréal ont pu disputer un match au Championnat canadien universitaire de hockey féminin à l’Ile-du-Prince-Édouard avant l’annulation du tournoi.
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