Claudéric Provost accède à la présidence du Réseau Scènes

Eric Tremblay
Claudéric Provost accède à la présidence du Réseau Scènes
Claudéric Provost va assouvir sa curiosité et sa passion du métier à la présidence du Réseau Scènes. (Photo : Archives)

Claudéric Provost est le nouveau président du Réseau Scènes. Au sein de ce regroupement de diffuseurs, le directeur général et artistique de Valspec souhaite redonner au public, mais également aux artistes.

Le Réseau Scènes réunit 16 diffuseurs de spectacles dans cinq régions, mais surtout le pourtour de Montréal. Avec le temps, ce groupe est animé par le même courant de pensée. «La préoccupation est de mettre l’artiste et le public au centre de notre travail, confie-t-il. Ce qui se transforme par des belles scènes et de bons équipements pour les artistes et de bonnes conditions pour les spectateurs. On se dit que si tu veux vivre une belle expérience, c’est dans une salle de spectacle; pas à la maison. »

Celui qui œuvre chez Valspec depuis 18 ans, dont près de quatre en qualité de directeur général et artistique, suit les traces de son mentor Jean-Pierre Leduc. Celui-ci est l’un des pionniers qui a jeté les bases de la diffusion artistique et culturelle. «Il m’a donné accès à l’histoire de la diffusion au Québec, ce qui m’a été très précieux, affirme M. Provost. Je suis curieux et extrêmement passionné de mon métier. On est dans un tournant de la chaîne du spectacle et ça me fait plaisir de contribuer à ça. »

Le Réseau Scènes s’articule sur toutes les formes d’art vivant. Au fil des ans, il a beaucoup travaillé au développement de spectacles pour le jeune public, a toujours eu à cœur la chanson francophone, en plus d’avoir soutenu le théâtre de création.

Le nouveau président souhaite orienter sa présidence vers la collaboration entre les différents réseaux. Afin de susciter un plus gros impact.

Une année pas comme les autres

La pandémie a fait tomber le rideau sur de nombreux spectacles. Depuis mars, Claudéric Provost a multiplié les annulations et reports de représentations. Et nul ne sait quand une salle comme Albert-Dumouchel pourra de nouveau faire salle comble. « Le printemps a été difficile, reconnaît-il. Un moment donné, dans ce genre de crise, tu penses à ta survie. Tu deviens plus individuel. D’où l’importance du Réseau Scène et de la collaboration.

Puis, dans la période estivale, des opportunités se sont présentées. La scène mobile a suscité beaucoup d’intérêt. Il concède que l’enthousiasme des techniciens y est pour beaucoup dans le succès de l’aventure.

À l’automne, une subvention du Conseil des arts et des lettres du Québec a permis de mettre en scène des concepts plus éclatés. Le pianiste Charles Richard-Hamelin de la basilique-cathédrale, Louis-Jean Cormier sur le toit d’un autobus ou du cirque dans le parc Sauvé.

« Ça été un cadeau du ciel de pouvoir présenter ce genre de spectacle, assure Claudéric Provost. Louis-Jean Cormier, en débarquant du toit de l’autobus, nous a dit qu’il se rappellerait toute sa vie de la passe du fil sur la rue Nicholson où ses musiciens et lui ont réussi à continuer de jouer en se penchant pour éviter les fils électriques. »

Et l’automne

La zone rouge, telle que désignée par le gouvernement du Québec, a marqué un frein à l’industrie du spectacle.
Valspec planche toujours sur sa programmation hivernale. Un bon esprit de partenariat s’est mis en place dans la chaîne du spectacle.

Des artistes ont accepté de revoir leur cachet à la baisse. Ou de mettre à jour leur contenu. Valspec a une perspective de programmation et ne baisse pas les bras. «The show must go on», chantait Queen.

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