Claire Melançon : une femme guidée par l’entraide

Par Yanick Michaud
Claire Melançon : une femme guidée par l’entraide
Treizième d’une famille de 13 enfants, Claire Melançon du Centre d’action bénévole de Valleyfield a appris tôt la signification du mot entraide. (Photo : Yanick Michaud)

Treizième d’une famille de 13 enfants, Claire Melançon a appris tôt la signification du mot entraide.

C’est possiblement ce qui a poussé la directrice générale du Centre d’action bénévole de Valleyfield à embrasser une carrière dans le monde communautaire. « J’ai longtemps hésité entre ça et la science. J’ai été étudiante à l’Université de Montréal. J’ai un bac en psychologie et un certificat en gérontologie. Mais j’ai longtemps désiré me diriger vers les sciences », explique la dame originaire du Témiscamingue.

Après un séjour de 13 ans comme directrice et animatrice communautaire au Centre Multi-Ressources de Lachine, elle décide de faire un hiatus dans son parcours. « Je me suis dit que si je voulais travailler dans les sciences, je ne devais pas attendre d’avoir 60 ans », lance Claire Melançon.

L’entraide sur une ferme

Habituée à trimer dur sur la ferme dès l’âge de 10 ans, matin et soir, elle retourne aux études en 2002. Elle poursuit une technique en Transformation alimentaire à l’ITA de Saint-Hyacinthe. Elle devient coordonnatrice HACCP aux Abattoirs Z. Billette, Abbatoir Colbex et Élevages Périgord. « Puis je vois une annonce pour le poste de directrice du Centre d’action bénévole dans le Journal Saint-François. L’appel est revenu », rigole la versatile dame.

Polyvalente, rassembleuse et attentive

À l’écoute des autres, Claire Melançon fait un travail remarquable pour faire rayonner le CAB. « Le communautaire, c’est un créneau que j’aime beaucoup. Le sentiment d’appartenance. D’ailleurs, ma vision pour l’organisme est de développer un réseau social fort et solide, pour nos bénévoles. Pour nos organismes. Je voudrais mettre en commun les services. Avoir un lieu de rassemblement pour les aînés », affirme Claire Melançon entourée d’une solide équipe.

« C’est important pour moi d’offrir des conditions de travail saines et équitables pour les gens qui sont ici. Ça favorise une saine gouvernance. Je suis fière de ça. C’est une de mes préoccupations », conclut celle qui compte de nombreuses réalisations depuis 2008 à la tête du CAB.

Responsable de la gestion de l’organisme, de ses programmes, en collaboration avec huit employés et environ 300 bénévoles, elle offre des services de soutien à domicile, de nombreuses activités intergénérationnelles, les cliniques d’impôts annuelles, le programme Aider sans s’épuiser pour les proches aidants et le guide des ressources La Boussole.

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