Chanter pour faire une différence

Par Denis Bourbonnais
Chanter pour faire une différence
Les jeunes ont séduit le public lors de leur prestation qui a permis l'obtention d'un prix d'excellence. Samuel

La composition d’une chanson portant sur l’autisme a valu un prix d’excellence à des enfants de l’école Sacré-Cœur de Salaberry-de-Valleyfield lors de la récente Soirée reconnaissance de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands.

Des jeunes du Groupe de développement de compétences adaptatives (GDCA) ont ému leur public lors des deux spectacles amateurs qu’ils ont présentés après avoir consacré plusieurs mois à leur projet. La chanson écrite par les sept élèves guide leur auditoire dans une prise de conscience de leurs difficultés pour aider les gens à mieux les connaître et à mieux les comprendre.

Christopher Marleau, Félix Pelland, Samuel Diamanditiz, Maïlie Desbiens-Lagacé, Jacob Morneau, Raphaël Proulx et Danick Adams, accompagnés au piano par leur professeur de musique, Line Gagnon, ont contribué à changer la perception générale à leur égard en livrant une performance sans faille.

«Les jeunes ont travaillé fort tout au long de l’année pour arriver à ce résultat et ils ont surmonté la difficulté de s’exprimer devant un public. Ils ont relevé le défi et leur cheminement personnel a changé pour le mieux», a indiqué en entrevue Annie Brodeur, enseignante de la classe, qui a collaboré à l’écriture de la chanson avec sa collègue Nathalie Richard.

Cette réalisation a eu un effet magique sur les participants au plan de l’estime de soi. «Les jeunes ont été félicités par les autres élèves, qui ont compris qu’ils étaient capables d’accomplir quelque chose de spécial. Pour les parents, c’était très émouvant de voir leurs enfants interpréter leur chanson et d’être témoin d’une telle réussite», relate Annie Brodeur.

«Maïlie, je m’appelle Maïlie, voyez, je suis faite comme vous, papa, maman me disent encore, que l’amour nous rend encore plus fort. C’est vrai, j’aime bien la tendresse, c’est ça qui me déstresse, que l’on m’aide, qu’on m’tende la main, c’est beaucoup mieux pour demain.»

«Jacob, je m’appelle Jacob. J’aimerais bien avoir tout plein des amis. J’sais pas comment m’y prendre, j’voulais tellement apprendre mais il faut que je prenne mon temps. Je sais que je peux y arriver»…  Rafaël, il s’appelle Rafaël, voyez il est fait comme vous. Il a besoin d’un peu de nous, les étrangers le rendent un peu rigide. C’est un timide et oui, on l’aime beaucoup. C’est notre ami et avant tout, il a une place parmi nous.»

Ces paroles traduisent bien l’esprit de la chanson que les jeunes ont entonné avec brio lors de la visite du Journal Saint-François à l’école Sacré-Cœur. «Ça m’a permis de m’exprimer, d’être mieux compris et de me trouver de nouveaux amis», a signifié Jacob. Quant à Rafaël, il a surpris tout le monde en s’emparant du micro lors d’un spectacle. «Avant, j’étais gêné et j’avais peur d’être rejeté. C’était un défi pour moi et j’ai réussi», a-t-il exprimé.

Les dernières phrases de la chanson qui a fait une différence pour les jeunes résume tout: «Nous, on s’adresse à vous, sommes-nous si différents de vous. Nos défis et nos soucis sont tous les mêmes pour vous aussi.»

Visionner la vidéo de la chanson des élèves TSA de l’école Sacré-Coeur de Salaberry-de-Valleyfield (Prix d’excellence dans la catégorie Engagement personnel du Programme de reconnaissance 2015-2016)

 

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