Cégeps en spectacle : le RIASQ déçu de ne pas le présenter

Par Yanick Michaud
Cégeps en spectacle : le RIASQ déçu de ne pas le présenter
On se demande comment se réinventer en culture quand les demandes semblent être prises plus ou moins au sérieux. Dans cette photo d’archives, on aperçoit une équipe d’animation de Cégeps en spectacle à Valleyfield. (Photo : Archives)

De nombreux intervenants du milieu socioculturel des cégeps de la province comprennent mal les incohérences quant aux assouplissements envers la crise sanitaire. Effectivement, devant l’absence d’assouplissement des autorités de la santé publique, le Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ) doit annuler la 42e édition de son réputé concours des arts de la scène Cégeps en spectacle.

Il est devenu impossible d’assurer la tenue des prochaines étapes du concours, soit les finales régionales et la finale nationale.

Jacques Gauthier est président du conseil d’administration du RIASQ et conseiller à la vie étudiante du Cégep de Sorel-Tracy. « Nous sommes empathiques envers ceux qui ont à gérer et prendre les décisions. Ce sont des gens compétents, il n’y a aucun doute. Mais il y a beaucoup de questions à se poser et nous faisons ce constat. Il y a des assouplissements qui se font à certains endroits, mais il existe des incohérences », explique le signataire d’une lettre ouverte. « Les professionnels ont des droits en culture, alors que le collégial amateur, qui est plus blanc que blanc n’y a pas droit. En plus que récemment, pour la pédagogie, il y a eu des assouplissements. On veut du présentiel dans les cégeps. Mais pas au niveau du culturel. Il y a des incohérences flagrantes là aussi », plaide-t-il.

Prêts à respecter les recommandations

Le pire, juge-t-il, c’est que les organisateurs suivent les lettres à la règle. Le RIASQ avait choisi de privilégier la captation professionnelle en huis clos des prestations étudiantes sur scène afin d’assurer une qualité uniforme des numéros présentés. « Lavage des mains, port du masque, distanciation physique. Nous avons présenté un plan pour nous assurer de respecter les recommandations. Mais on ne semble pas écouter. Malgré le risque de transmission du virus reconnu comme faible. Nous nous sommes appuyés sur les secteurs qui ont eu des permissions. On veut seulement que ça se rende jusqu’à nous. Il y a notre crédibilité qui n’est pas reconnue », juge Jacques Gauthier qui s’exprime au nom de plusieurs intervenants du milieu culturel et éducatif.

Il rappelle que même à l’automne alors que les restrictions étaient moins sévères, jamais le milieu collégial n’a été victime d’une éclosion. « Nous respectons les consignes. Tout en essayant de nous réinventer. De continuer à créer. Mais les assouplissements ne sont pas suffisants. Ils sont inéquitables. »

Un tremplin important pour des jeunes

Pour lui, Cégeps en spectacle et les autres activités du RIASQ font partie de la réussite éducative. « Nous sommes reconnus par le ministère de l’Enseignement supérieur. Nous sommes des fournisseurs de service. Sans compter que nous sommes importants pour la santé mentale. On en parle partout. Nous faisons des demandes raisonnables pour aider, mais nous ne sommes pas entendus. Nous avons décidé de nous faire entendre via une campagne positive. Les collégiens attendent des réponses », conclut Jacques Gauthier.

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Deux poids, deux mesures pour la culture et sa relève - Le Reflet
1 mois

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