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Les employés de soutien scolaire bien visibles au centre-ville

jeudi le 27 mai 2021
Modifié à 11 h 02 min le 27 mai 2021
Par Mario Pitre

Quelques centaines de syndiqués CSN du personnel de soutien dans les centres de services scolaires de la Vallée-des-Tisserands ont manifesté bruyamment le mercredi 26 mai à la Place des Tisserands, sur l’Avenue du centenaire devant « l’absence de volonté du gouvernement Legault d’offrir des conditions salariales justes et équitables. »

En tout, ce sont 600 employés de soutien du CSS de la Vallée-des-Tisserands qui étaient en grève de deux demi-journées, soit de 12h mercredi à 12h le lendemain, 27 mai.

« Le travail du personnel de soutien scolaire au quotidien est fondamental. Dès le début de la crise sanitaire, il a été au front pour soutenir les travailleuses et les travailleurs essentiels, notamment par la mise en place des services de garde d’urgence. Pourtant, malgré le caractère essentiel de leur apport à la société, la reconnaissance gouvernementale n’est toujours pas au rendez-vous, a rappelé Guillaume Gagné, président du Syndicat du soutien scolaire de la Vallée-des-Tisserands – CSN. S’il est vrai que le premier ministre veut faire de l’éducation une priorité, il doit réfléchir l’école en tenant compte de l’ensemble du personnel, et non pas seulement en fonction de ses priorités électorales. »

Les représentants syndicaux ont fait savoir que malgré quelques avancées dans les négociations, la question des salaires demeure toujours en suspens.

« Le 2 mai dernier, en voulant justifier ses maigres augmentations salariales de 5 % sur trois ans, M. Legault nous a ramené la même cassette, qui revient à chaque négociation : le Québec n’a pas la capacité de payer davantage pour ses services publics. Deux semaines plus tard, le 17 mai, il annonçait en grande pompe des investissements de 10 milliards pour creuser un tunnel entre Québec et Lévis. C’est la démonstration ultime que la gestion des finances publiques, c’est une question de choix », soulève pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN.

Selon Mme Herbeuval, ces deux demi-journées de grève étaient un signal de la volonté des syndiqués de faire reconnaître leurs droits. D’autres actions pourraient être menées sous peu si rien ne bouge dans les négociations.

 

 

 

 

 

 

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