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La technologie au service de l'enseignement

mercredi le 23 juin 2021
Modifié à 11 h 54 min le 23 juin 2021
Par Eric Tremblay

(Photo Denis Germain)

Colin Dufour-Labrecque a intégré les nouvelles technologies à l’école Notre-Dame-de-la-Paix. Animé par les possibilités de transformer sa façon d’enseigner, le professeur aimerait proposer une classe-pilote numérique à l’automne.

 


:Je ne veux pas changer le monde, mentionne l’enseignant. Je veux proposer une nouvelle façon de faire. Ce que j’observe, après 11 ans comme professeur en 6e année, c’est de transformer ce que j’enseignais habituellement avec des outils technologiques. »
Depuis longtemps, celui qui enseigne au primaire à Beauharnois s’intéresse à la technologie. Avec la pandémie, il avait dans l’idée d’être imaginatif en classe. Mais comme plusieurs enseignants, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais le temps.
La nouvelle directrice, Mireille Pilon, intéressée par les possibilités technologiques a été l’élément déclencheur. Colin Dufour-Labrecque a même suivi deux formations avec Apple pour maximiser ses explorations technologiques en classe. 
«On avait une flotte de IPAD à l’école et les élèves ont donc pu faire autre chose que jouer avec ces tablettes, mentionne-t-il. Ce qui a permis de décloisonner l’espace de classe. C’est motivant pour l’élève d’aller dehors et découvrir un arbre, différemment. J’ai grandi avec la technologie, mais moins que les élèves. Pour eux, un IPAD devient comme le prolongement de leurs mains. Ils deviennent meilleurs rapidement.»
En mode hybride
M. Dufour-Labrecque parle de l’année qui vient de se terminer comme s’il avait mis le pied à l’eau sans complètement se mouiller. Le manque de tablettes électroniques a limité les apprentissages. 
Les élèves ont néanmoins pu voir que l’objet servait à apprendre et non pas seulement pour se divertir. Avec l’aide de la compagnie Estime, ils ont pu faire du codage pour faire déplacer ou sauter un petit robot. «Le but éventuellement c’est d’aller vers la robotique, les sciences et les mathématiques, explique-t-il. Tout se peut; mais est-ce qu’ils vont plus aimer ce mode d’apprentissage ? Je ne suis pas sûr. Par exemple, l’apprentissage de l’art reste avec les mains. Je vois la technologique comme une façon différente d’apprendre. Ce qui ne veut toutefois pas nécessairement dire plus efficace.»
Des parents du conseil d’établissement ont d’ailleurs évoqué des craintes. Ils se questionnaient sur l’enseignement tel qu’on le connaît depuis longtemps, avec papier et crayon. «Je ne vais pas marteler l’utilisation de la technologie à tout prix, soutient M. Dufour-Labrecque. Je cherche la motivation globale de la classe. Mon but est que les enfants aient du plaisir en apprenant. » 
Aller plus loin
La COVID a freiné les ardeurs de l’enseignant. Mais il a la tête pleine d’idées. Il souhaite développer encore plus le concept de classe numérique. «Dans les plans, ce serait d’avoir plus d’outils, explique Colin Dufour-Labrecque. S’équiper en numérique, ça coûte cher. »
Il aimerait être responsable d’un projet-pilote avec les élèves du troisième cycle du primaire de son école. Pousser la réflexion sur la façon mais aussi les possibilités d’enseigner. Par essais et erreurs. 
Après la discussion avec Colin Dufour-Labrecque, l’école Notre-Dame-de-la-Paix a reçu la confirmation que le Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands va s’assurer que l’établissement scolaire de Beauharnois puisse mettre sur pied la classe numérique à la rentrée. 

 

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