Chronique
Opinion

Arrêtons de nous plaindre au sujet de la pandémie

mercredi le 16 juin 2021
Modifié à 9 h 30 min le 16 juin 2021
Par Claude Poirier

Claude Poirier (Photo Gravité Média)

Je n’ai pas la prétention de vouloir dresser un bilan complet de la gestion du gouvernement de François Legault durant la pandémie. Mais j’en suis aujourd’hui à me demander – alors que la fin de ce cauchemar que nous vivons depuis plus d’un an semble approcher – s’il a été à la hauteur. 

En rétrospective, je considère qu’il a fait de son mieux. Cette pandémie mondiale, personne n’aurait pu la prévoir sur la planète. M. Legault, lorsqu’il a été élu premier ministre du Québec, n’avait pas de boule de cristal pour voir arriver une crise semblable. Au passage, je salue le travail du ministre de la Santé, Christian Dubé, ainsi que celui du directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda. 

Outre les autorités, il faut prendre le temps de souligner tous les sacrifices que les Québécois et les Québécoises ont dû faire. À l’aube de mes 83 ans, je n’aurais jamais cru vivre une telle situation, alors que j’ai connu plusieurs crises dans la société.  

Quand j’entends les gens critiquer, notamment les partis d’opposition, je trouve cela dérangeant. Oui, il a fallu tourner les coins ronds à certains endroits, mais est-ce que le gouvernement avait vraiment le choix? Il devait agir, et rapidement. Au fédéral, Justin Trudeau a également accompli beaucoup. 

Aux gens qui se plaignent d’avoir été enfermés à la maison trop longtemps, j’ai envie de répondre qu’il vaut mieux être coincé dans sa demeure que de se retrouver dans un cercueil. N’oublions pas qu’au moment d’écrire ces lignes, on dénombre plus de 11 000 décès. C’est le pire bilan au Canada. 

Oui, un jour, il va falloir faire l’autopsie de la gestion gouvernementale. On ne pourra pas ignorer le résultat épouvantable de la situation dans les CHSLD. Les aînés ont bâti le Québec et ont été les plus touchés par le coronavirus. 

Quant aux jeunes, on parle beaucoup des bals de finissants présentement. Les élèves n’ont pas la vie facile depuis le début de la pandémie, c’est vrai. Je leur lève mon chapeau ainsi qu’à leurs parents. Mais de grâce, peut-on arrêter de faire tout un plat de ces cérémonies? Celles-ci pourront avoir lieu, et plusieurs trouvent tout de même le moyen de critiquer, disant qu’il est trop tard pour les organiser. 

Ce n’est peut-être pas de ma génération. On dit souvent que le bal de finissants est un rite de passage marquant. Je suis d’accord, mais il y a tant d’autres événements qui seront autant, sinon plus, importants. Les jeunes pourront se reprendre, ils pourront célébrer. 

Ceux qui ont perdu la vie, ceux qui se sont brûlés à la tâche aux premières lignes, eux ne vivront pas de grosses fêtes pour souligner la fin d’une grande étape. 

Pensons donc à l’avenir. Les choses rentrent doucement dans l’ordre. Le soleil semble briller plus fort. Réjouissons-nous de ce qui a été accompli, de ce nous avons tous traversé ensemble. 
10-4!

(Propos recueillis par Gravité Média)

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