La justice paralysée pour une journée

La justice a frappé le mur syndical mardi à Valleyfield. Toutes les activités ont dû été reportées alors que quelque 300 syndiqués de la fonction publique ont bloqué l’accès au palais de justice mercredi matin.

Une longue médiation menée par le policier Lapointe n’a pas donné les effets escomptés. Au départ, seuls les juges devaient accéder à l’intérieur. Le tout, sous une haie d’honneur à partir de la porte sur la rue Académie. Les juges ont cependant fini par refuser, préférant entrer à l’intérieur par un autre accès et à partir d’un chemin sécurisé.

Les policiers ont toutefois ajouté l’argument des services essentiels, pour laisser entrer le personnel judiciaire et les gens convoqués.

Arrivée à la porte, le cortège a frappé un mur. «Une fois devant la porte, la juge Perron a dit qu’elle avait besoin d’un avocat et d’un procureur pour remettre toutes les causes», a dit Luc Crevier, directeur de grève.

Sophie Demers, directrice du palais de justice, a indiqué que ses propos n’étaient pas fondés.  Cette dernière réfutait les propos de la juge et blâmait les grévistes. «Bienvenue chez nous. C’est beau !, se désolait-elle. On a fait une demande et elle n’a pas été respectée par le syndicat. »

En bout de ligne, certains procureurs et avocats ont fini par pénétrer à l’intérieur afin de reporter tous les dossiers à une date ultérieure. «Je te fais confiance», a lancé le policier Lapointe à Luc Crevier, déçu que l’entente négociée en médiation n’ait pas tenue le coup.