La Ville veut retirer les avis publics au journal local

La Ville veut retirer les avis publics au journal local

La Ville de Salaberry-de-Valleyfield désire mettre un terme à la publication des avis publics sur format papier dans le «Journal Saint-François» afin de réaliser des économies annuelles de 17 000 $ à 18 000 $.

Crédit photo : (Photo : Journal Saint-François)

CONSEIL MUNICIPAL. La Ville de Salaberry-de-Valleyfield a signifié son intention de cesser toute publication d’avis publics dans le journal local à compter de la prochaine séance du conseil municipal, qui se tiendra le mardi 10 juillet.

Un avis de motion pour «un règlement relatif aux modalités de publication des avis publics» a été déposé mardi soir lors de l’assemblée mensuelle du mois de juin et les élus campivallensiens se sont prononcés unanimement en faveur de cette proposition.

Ce faisant, la Ville réalisera des économies annuelles de l’ordre de 17 000 $ à 18 000 $. Bien évidemment, le «Journal Saint-François» se retrouverait avec un manque à gagner qui se chiffrerait au même montant.

«Avec l’adoption de la loi 122, les villes et municipalités ont la possibilité de faire paraître les avis publics uniquement sur leur site internet. Plusieurs municipalités vont dans ce sens et la Ville entend faire de même», a expliqué le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, après la lecture du projet de règlement 346 à l’assemblée du conseil.

Le premier magistrat a indiqué à l’issue de la réunion que l’avis de motion a été présenté pour discussion en comité de travail et que le règlement ne serait pas approuvé avant la prochaine séance du conseil. Toutefois, l’adoption à l’unanimité du projet de règlement peut laisser croire que le conseil ira de l’avant avec son acceptation en bonne et due forme. L’administration municipale serait tout de même tenue de publier ses appels d’offre dans le format papier de l’hebdomadaire local.

La loi 122, adoptée à Québec en juin 2017, vise principalement à reconnaître «que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs.»

Quelques mois avant son adoption, une coalition représentant la majorité des hebdos et quotidiens de la province avait dénoncé la levée de la publication obligatoire des avis publics sur format papier dans les journaux, affirmant que cette décision aurait pour effet d’entacher la transparence des administrations de la province et affaiblirait ainsi la démocratie.

La Coalition pour la pérennité de la presse d’information au Québec s’est adressée à la Commission de l’aménagement du territoire au printemps 2017. Se prononçant contre une publication plus flexible des avis publics, qui pourraient se retrouver uniquement sur les sites Web des villes, la Coalition y voit une atteinte au « droit du public à l’information municipale» et estime que «la transparence des administrations municipales serait diminuée».

Le regroupement croit aussi que la loi 122 pourrait signer l’arrêt de mort de plusieurs journaux de la province en les privant potentiellement de 10 millions $ de revenus par année.

 

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