Vers une mise en valeur de l’Aqueduc de la Rivière-Saint-Pierre

Par Mario Pitre
Vers une mise en valeur de l’Aqueduc de la Rivière-Saint-Pierre
L'aqueduc de la Rivière-Saint-Pierre, qui fait partie de la première génération de structures d'ingénierie au Québec et au Canada, est dans un état de conservation remarquable. (Photo : Journal Saint-François Archives)

Classé au Registre du patrimoine culturel du Québec depuis l’an 2000, l’Aqueduc de la Rivière-Saint-Pierre pourrait faire l’objet d’une mise en valeur au cours des prochaines années.

Le projet avait été mis en lumière déjà, au moment de son évaluation patrimoniale, mais les développements entourant le parachèvement de l’autoroute 30 ont fait en sorte que le projet est resté lettre morte.

L’ouvrage de maçonnerie est situé dans le secteur Saint-Timothée, du côté sud de l’autoroute 30, à l’extrémité de la Montée Pilon.

À son assemblée d’octobre, le conseil municipal de Salaberry-de-Valleyfield a toutefois remis le dossier sur les rails en effectuant une demande d’appui au gouvernement du Québec pour contribuer à la mise en valeur de l’ouvrage historique.

Valeur historique et patrimoniale

L’aqueduc de la Rivière-Saint-Pierre présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique, selon la description qu’on retrouve au Registre du patrimoine culturel du Québec.

Les éléments clés de l’aqueduc de la Rivière-Saint-Pierre sont liés à ses valeurs historique et technologique. (Photo Journal Saint-François Archives)

«Cet ouvrage d’ingénierie est un vestige de l’ancien canal de Beauharnois, construit entre 1842 et 1845… le canal reliait par neuf écluses les lacs Saint-Louis et Saint-François. Second maillon du réseau de canalisation du Saint-Laurent après le canal Lachine, il a joué un rôle primordial dans l’ouverture du continent nord-américain à la navigation commerciale, et ce jusqu’en 1907.»

Sa description mentionne aussi que «L’aqueduc de la Rivière-Saint-Pierre présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur technologique. Construit en 1843 et 1844, l’ouvrage comptait parmi les dix aqueducs qui assuraient la canalisation des rivières et l’écoulement des fossés sous le canal de Beauharnois.

Longue de 70 mètres, cette construction en maçonnerie en pierre de taille est composée d’un tunnel voûté, d’entrées en arc surbaissé et de murs de soutènement disposés en aile. Pendant l’été, cet aqueduc permettait aux fermiers d’accéder aux champs situés de part et d’autre de la voie navigable.»

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