Vague de cas de COVID-19 chez les 15-34 ans : le gouvernement en appelle au respect des consignes

Par Vicky Girard
Vague de cas de COVID-19 chez les 15-34 ans : le gouvernement en appelle au respect des consignes
La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault. (Photo : Capture d'écran - Facebook)

Bien que le Québec constate une stabilisation du nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19, «on observe une tendance qui est inquiétante chez nos adolescents et nos jeunes de 15 à 34 ans», a signalé la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault en point de presse, le 27 juillet. Elle leur demande d’être des influenceurs afin de faire respecter les consignes de la Santé publique, dont la distanciation physique et le port du masque.

«Vous avez littéralement le pouvoir entre vos mains d’influencer le cours des choses et de faire en sorte que la situation va demeurer sous contrôle», lance Geneviève Guilbault aux jeunes.

Les bars, mais surtout les rassemblements privés, ainsi que les activités sportives et sociales sont en cause, dit-elle.

Même si le taux de mortalité est moins important chez ce groupe d’âge, «il est faux de croire que les jeunes sont immunisés ou qu’il n’y a pas de risques de complications», soutient la vice-première ministre Guilbault.

Ils peuvent, eux aussi, subir des séquelles à plus long terme.

«Croyez-moi, vous n’avez pas envie de vous retrouver aux soins intensifs dans un centre hospitalier […] ce n’est pas drôle.»

-Geneviève Guilbault

Si certains ne développent pas la maladie, ils peuvent devenir des vecteurs de transmission pour des gens plus vulnérables comme leurs parents et grands-parents.

«Ça s’est déjà vu une contamination de ce type-là et on veut à tout prix éviter ce genre de contagion entre un enfant et ses parents et grands-parents», prévient Mme Guilbault.

Tests

Geneviève Guilbault se réjouit de constater que l’objectif de capacité de tests quotidiens, fixé à 16 000, est dorénavant dépassé.

«On sera en mesure de réagir rapidement advenant un mouvement inquiétant dans la courbe de contagion», indique-t-elle.

Elle ajoute que «c’est important de se faire tester». Au moindre soupçon, affirme-t-elle, il est possible de le faire dans toutes les régions du Québec.

Manifestations anti-masques

Mme Guilbault s’est dite «très choquée» de voir des individus transgresser les consignes de la Santé publique lors de manifestations à travers le Québec dans les derniers jours. Certains sont allés jusqu’à insulter et se coller sur des journalistes.

«On a vu des images de manifestants qui ne respectaient pas la distanciation physique. Qui ne portaient pas de couvre-visage. Qui méprisaient carrément les efforts qui sont faits en ce moment pour protéger notre santé», a-t-elle déploré.

Elle ajoute qu’il ne s’agit pas de brimer le droit de manifester ou d’exprimer son opinion. Mais «personne n’a le droit de mettre en danger la santé des autres».

Geneviève Guilbault rappelle que de fausses impressions voulant que la pandémie soit terminée sont véhiculées par ces groupes de manifestants. Alors que ce n’est pas le cas.

«Le message qui ressort de ces manifestations-là est préoccupant», croit-elle.

Le gouvernement n’exclut pas de sévir face à des situations comme celles-ci.

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