Une journaliste a sauté en parachute avec les SkyHawks

Valérie Gagnon - Gravité Média
Une journaliste a sauté en parachute avec les SkyHawks
La journaliste Valérie Gagnon a sauté en parachute avec les SkyHawks des Forces armées canadiennes (Photo : Gracieuseté - SkyHawks Canada)

La journaliste Valérie Gagnon du Soleil de Châteauguay s’est prêtée au jeu d’un saut en parachute avec les SkyHawks, l’équipe de parachutistes des Forces armées canadiennes.

Un spectacle aérien devait se dérouler lors du 150e anniversaire du 4e Bataillon du Royal 22e Régiment, à Beauharnois, le samedi 7 septembre. L’épais couvert de nuages n’a pas permis aux soldats de faire leurs prouesses dans les airs. Le Soleil de Châteauguay a été invité à vivre l’expérience le vendredi 6 septembre, à Parachute Montréal, situé à Farnham, les militaires y faisaient un saut de pratique.
À l’arrivée sur le site, Derek Reid, officier des affaires publiques des SkyHawks a exposé certaines de leurs réalités. Ces 18 parachutistes font en moyenne 25 performances à travers le Canada, de mai à septembre. L’entrainement consiste à effectuer des sauts en Californie aux États-Unis, de janvier à avril, puisque la température y est plus souvent clémente. Le nombre de sauts varie entre 100 à 1000 pour chacun d’eux. « Je n’ai plus vraiment peur pendant un saut. C’est un travail pour moi et mon équipement me met en confiance. Nous avons la chance de voir de merveilleux paysages », commente le caporal-chef Darryl Higgins.
Naviguer dans les airs
Pour eux, c’est monnaie courante de se lancer dans le vide, mais pour l’autrice de ces lignes, l’adrénaline était au rendez-vous. Sur le site, le capitaine Luc Robichaud explique quelques règles de base. Prêts, les SkyHawks embarquent dans le Twin Otter, modèle de l’avion qui les transporte dans les airs. Après quelques minutes, les passagers sont à 2000 mètres d’altitude et la vue du hublot ressemble à celle de Dieu.

À près de 4 000 mètres, il est temps de plonger avec le capitaine Robichaud qui a plus de 700 sauts à son actif. Une fois en chute libre, le caporal Coty-James Hietanen vole devant le tandem pour filmer le moment avec une caméra GoPro fixée à son casque.
La décente est d’une vitesse d’au moins 200 km/h et d’une durée de 40 à 50 secondes, précise M. Robichaud. À 1500 m, le parachute s’ouvre. M. Robichaud pilote et atteint la cible d’atterrissage d’une précision à couper le souffle. Le paysage et le son sont comparables à ceux du jeu vidéo Fortnite.

Parachutistes experts
Les SkyHawks de l’armée canadienne ont représenté le pays devant plus de 75 millions de spectateurs du monde entier depuis plus de 40 ans. Ils sont basés à Trenton, en Ontario, au Centre d’instruction supérieure de l’armée canadienne. L’exécution de formation en haute voltige exige une maîtrise et un sang-froid exceptionnels. Ces spectacles sont une façon d’avoir un lien avec la communauté, indique Derek Reid, officier des affaires publiques des SkyHawks.

Le Twin Otter
L’avion qui a propulsé les parachutistes dans les airs est le modèle Twin Otter. Il est considéré comme étant de brousse à décollage et atterrissage courts. L’engin a une vitesse en montée de 503 mètres par minutes et atteint une vitesse maximale de 296 km/h. Le Twin Otter peut s’envoler jusqu’à 8230 mètres.(Source : Musée de l’aviation et de l’espace du Canada)

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