Une halte cycliste vient rappeler l’ancienne gare de Sainte-Martine

Une halte cycliste vient rappeler l’ancienne gare de Sainte-Martine
Vue d’ensemble de l’aménagement de la Halte de la gare. (Photo : Gracieuseté)

La Halte de la Gare de Sainte-Martine n’aura jamais si bien porté son nom. Inaugurée mardi matin, en présence des partenaires, la Halte évoque l’ancienne gare de Sainte-Martine et fait suite à la phase 1 du projet présenté à l’été 2019.

« Avec les installations que nous dévoilons aujourd’hui, non seulement vient-on contribuer au développement du cyclotourisme et à l’attractivité de la région, mais on consacre tout à la fois cette halte comme pôle d’accueil et porte d’entrée du Parc régional pour tout le secteur est montérégien. Par cette nouvelle installation, on fait de plus rayonner notre richesse culturelle et historique régionale via le circuit d’interprétation du Parc auquel la halte est officiellement intégrée », a commenté Maude Laberge, préfète de la MRC de Beauharnois-Salaberry et mairesse de Sainte-Martine.

Avec ces nouvelles installations, la Halte de la Gare a pris du galon. En plus de la structure d’accueil qui a été
inaugurée en juin 2019 et qui évoque l’ancienne gare de Sainte-Martine, on a bonifié l’architecture et ses environs de tout un concept d’interprétation savamment développé.

L’aménagement a été déployé avec la complicité d’Exporail – Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant et disposé au sol de manière à évoquer la configuration d’antan de l’embranchement des lignes ferroviaires vers Beauharnois.

De gauche à droite : Sylvain Cazes, attaché politique au bureau de Claire IsaBelle, députée de Huntingdon, Nadine Cloutier, directrice générale d’Exporail – Le Musée ferroviaire canadien (à Saint-Constant) et Maude Laberge, préfète de la MRC de Beauharnois-Salaberry et mairesse de Sainte-Martine. (Photo Gracieuseté)

À cette installation s’intègre un imposant Jardin de gare, un concept d’aménagement plutôt méconnu de nos jours, mais combien important autrefois dans la construction de gares ferroviaires. Le jardin est entièrement composé de
spécimens de plantes indigènes favorisant la biodiversité et la présence de pollinisateurs, ce qui renforce l’équilibre naturel de sites autrefois utilisés principalement à des fins industrielles.

Cet aménagement d’ensemble intègre des artéfacts et des éléments d’interprétation propres à l’histoire ferroviaire régionale. Il constitue un vibrant témoignage d’un passé autrefois faste en matière de développement des transports des passagers et des marchandises.

En plus de la reproduction d’un tableau des heures de départ des trains, on y retrouve en effet 6 poteaux de signalisation ferroviaire caractéristiques avec les feux lumineux servant de panneaux d’interprétation, 3 stations d’aiguillage, ainsi qu’un vieil essieu-roue de train.

Nadine Cloutier est ici photographiée près de la reproduction d’un panneau d’époque illustrant les heures de départ des trains, aux côtés de Maude Laberge et de Sylvain Cazes. (Photo Gracieuseté)

L’achèvement de cette phase 2 de la Halte de la Gare a nécessité un investissement global de l’ordre de 86 500 $, dont une somme de 66 500 $ provient du Fonds d’appui au rayonnement des régions du ministère des Affaires
municipales et de l’Habitation.

En plus de contribuer à l’essor d’une identité rassembleuse par la culture, cette nouvelle halte améliore l’attractivité d’un milieu de vie et assure également la promotion du cyclotourisme via sa ramification aux réseaux cyclables de Vaudreuil-Soulanges et éventuellement de Roussillon.

Elle constitue par le fait même l’un des pôles d’accueil du Parc régional, particulièrement pour tout l’Est montérégien. (M.P.)

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