Une artiste et designer de souche campivallensienne innove

Une artiste et designer de souche campivallensienne innove

La designer et artiste Marie-Andrée Wallot

Une artiste visuelle et designer originaire de Salaberry-de-Valleyfield, Marie-Andrée Wallot, fait une percée dans le domaine de la mode. Le mercredi 22 juin, une nouvelle collection de vêtements haut de gamme portant son nom sera dévoilée à la Maison Ogilvy, rue Sainte-Catherine à Montréal.

Les conceptions Wallo, avec leur style contemporain, offrent un équilibre de surface et de forme adapté aux œuvres pictorales sur soie de la professionnelle qui habite maintenant à Sherbrooke. La collection «Stand Up» comprend des foulards, des hauts vaporeux, des pantalons et «leggings» imaginatifs, des robes légères et élégantes, des tuniques passe-partout ainsi qu’une robe maxi d’inspiration bohémienne.

Le Cabinet Éphémère, soutenu par le Conseil des créateurs de mode du Québec (CCMQ), introduira la marque Wallo pour la saison croisière et été 2016-2017 en avant-première au 3e étage de la Maison Ogilvy. La ligne de vêtements, principalement confectionnée de soie charmeuse et extensible, sera rendue disponible au cours de la saison estivale.

Marie-Andrée Wallot est la fille d’André Wallot qui a été l’éditeur du journal centenaire «Le Progrès» à Salaberry-de-Valleyfield. Elle a grandi sur la rue du Marché dans la ville campivallensienne avant d’être formée en arts visuel au Cégep du Vieux-Montréal et à l’UQAM puis en relations publiques à l’Université Laval.

La femme âgée de 50 ans a œuvré dans plusieurs domaines au cours de sa carrière. En tant qu’artiste visuelle, Mme Wallot a exposé et produit des spectacles multimédia ainsi que des installations visuelles sur scène. Elle a côtoyé des peintres, vidéastes et danseurs, ce qui l’a amenée à la création de la vidéo d’art «L’Appât», où elle figure comme interprète, coscénariste, sculpteure et artiste scénique.

Cette vidéo d’art, réalisée par Neam Catod, a d’ailleurs remporté le prix de la meilleure vidéo au 12e Rendez-vous du cinéma québécois en 1994 et un Ours d’argent à Linz en Autriche en 1993. Marie-Andrée Wallot a plus tard dirigé des campagnes nationales et nord-américaines de relations publiques et d’événements de presse en plus de tremper dans la politique au sein de l’Action Démocratique du Québec (ADQ). Chemin faisant, elle a élevé ses deux enfants âgés aujourd’hui de 23 et 20 ans.

De son propre aveu, Marie-Andrée Wallot est passée de l’artistique au vestimentaire par pur hasard. «Pendant 10 mois, j’ai fait des visuels, dessinés à la main, de figures abstraites. Ces créations ont été modelées en tableaux qui m’ont amenée aux vêtements. A travers ce cheminement, j’ai trouvé moi. Je rêve d’une femme libre, forte et expressive qui affirme sa féminité, son intelligence et sa détermination. Le vestimentaire, c’est une suite logique», devait-elle signifier.

Avec leurs motifs «grand format» dessinés à la main, retravaillés et finalement imprimés sur la soie, les créations de Marie-Andrée Wallot sont des pièces inspirées de celles qui les porteront. «La collection dégage la vivacité par le raffinement des styles et la joie de vivre des motifs colorés. Avec la soie, j’y vais le tout pour le tout», informe la designer.

La collection de vêtements Wallo    
Les foulards: 20 pièces dont le prix varie entre 250 $ et 1000 $    
Robe de soie avec un visage asiatique: 585 $    
Confectionné par «Les Ateliers à Façon», dirigé par Chantal Malboeuf    
Sera disponible au Cabinet Éphémère de la Maison Ogilvy à Montréal    
Les couleurs à l’honneur: rose pétale, fuchsia, pourpre, bleu azur, blanc argile    

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