Un premier pas vers la santé financière à la MRC du Haut-Saint-Laurent

Un premier pas vers la santé financière à la MRC du Haut-Saint-Laurent

La préfète de la MRC du Haut-Saint-Laurent, Louise Lebrun se réjouit des efforts déployés pour réduire le déficit accumulé excédant 1,3 million $.

Crédit photo : (Photo d’archives: Journal Saint-François)

ADMINISTRATION.  Pour la première fois depuis belle lurette, la MRC du Haut-Saint-Laurent n’est pas dans le rouge… du moins pour la présente année financière.

Aux prises avec un déficit accumulé excédant 1,3 million $, les 13 maires de l’entité régionale ont convenu d’assainir les finances de la MRC avant le début de l’exercice en cours. Un premier pas a été franchi puisque le manque à gagner a été réduit grâce à un surplus des opérations qui devrait se chiffrer autour de 180 000 $ en 2018.

Il ne faut pas crier victoire trop vite car la dette dépasse toujours le million de dollars mais les élus se sont assurés de poursuivre ce redressement administratif lors du dépôt des prévisions budgétaires de l’année 2019, le mercredi 28 novembre, à la salle du conseil des maires au Château de Huntingdon.

«On s’est entendus pour augmenter la quote-part des municipalités de 5% afin d’aller chercher un montant annuel de l’ordre de 130 000 $. Cette mesure va aider à éponger le déficit sur plusieurs années. Il n’est pas question d’adopter un règlement d’emprunt pour effacer ce déficit», affirme la préfète de la MRC du Haut-Saint-Laurent, Louise Lebrun.

Ces quotes-parts atteindront la somme de 2 582 000 $ en 2019 alors que les projections pour la prochaine année financière pointent vers un surplus estimé à 20 000 $.

«Des gestes ont été posés et nous sommes sur le droit chemin. Nous continuerons à exercer une gestion serrée», d’ajouter la préfète. A la suite de l’entrée en fonction du directeur général Laurent Lampron, 5 postes permanents ont été coupés à la MRC et le CLD du Haut-Saint-Laurent a été aboli, causant une attrition de 3 autres emplois.

Le directeur général de la MRC, Laurent Lampron, n’est plus «par intérim» depuis août dernier. (Photo d’archives)

M. Lampron a été embauché sur une base intérimaire et il devait rester en poste jusqu’à l’automne 2018. Son mandat a été prolongé en août dernier et la mention «par intérim» a été levée. «Il faudra éventuellement trouver un successeur à M. Lampron, qui est sorti de la retraite pour occuper ces fonctions», de signifier Mme Lebrun.

Pour arriver à leurs fins, le directeur général et les élus ont adopté d’autres moyens pour sabrer dans les dépenses de la MRC. En plus de réduire la masse salariale, ils ont doublé les tarifs du Taxibus, qui constituait un des éléments principaux du déficit accumulé. «On a dû s’ajuster et offrir ce service de transport  selon nos moyens. L’achalandage a diminué mais une éducation populaire a été nécessaire pour cibler les demandes en fonction des besoins réels», a expliqué la préfète de la MRC.

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