Un locataire craint le pitbull de sa voisine

Un locataire craint le pitbull de sa voisine

Même s’il a accès à la cour arrière de l’immeuble

Le locataire d’un immeuble situé au 194 rue Champlain est à bout de solutions. Même si un règlement stipule que les chiens de race pitbull sont interdits à Salaberry-de-Valleyfield, sa voisine en possède un très agressif.

Depuis plus de quatre mois, Nick Landry-Crête essaie par tous les moyens de faire respecter le règlement municipal. Toutefois, ses démarches restent veines et l’homme assure avoir peur pour sa sécurité et celle de sa famille.

«Nous vivons dans un immeuble à logements et le bail est clair. Les chiens ne sont pas permis.  Je n’ai rien contre les animaux, mais celui-ci est très agressif et il essaie continuellement d’attaquer», martèle l’homme de 25 ans. 

Devant la situation, M. Landry-Crête a avisé son propriétaire, un homme vivant dans une autre région, de la problématique. Par contre, ce dernier n’a pris aucune mesure pour que la situation se règle, selon le locataire.

«Je ne sais plus quoi faire. J’ai appelé à la Ville, mais même elle refuse de faire respecter son propre règlement. C’est notre sécurité qui est à risque», confesse le père de famille, qui ignorait au moment de l’entrevue qu’une audience était fixée à la cour municipale.

L’article 36 du règlement 218 et ses amendements, règlement portant sur les nuisances (RMH-450) est pourtant très clair. On y lit, «Constitue une nuisance et est prohibé le fait d’avoir en sa possession, de garder, de vendre, d’offrir en vente ou de donner, sur tout le territoire de la municipalité, un ou des chiens de race «pitbull» ainsi que tout chien hybride issu d’un chien de cette race ou tout chien de race croisée qui possède des caractéristiques substantielles d’un chien de race «pitbull».

Cour municipale

Du côté du Service animalier de Salaberry-de-Valleyfield, la directrice générale, Josée Bilodeau confirme qu’un dossier est ouvert et qu’il s’agit bel et bien d’un chien de race pitbull. «Il y a une audience de fixée à la cour municipale dans ce cas. Une demande est faite pour que le juge ordonne au gardien de se départir de son chien en dehors des limites de Salaberry-de-Valleyfield», expose Mme Bilodeau.

Bien que cette fois, tout porte à croire que le règlement municipal sera respecté, il semble que ce ne soit pas toujours ainsi. «C’est très difficile de prouver qu’un chien est de race pitbull. N’importe qui peut aller chez un vétérinaire et dire que son chien est une race de croisé. À ce moment-là, il est enregistré ainsi et nous ne pouvons pas mettre en doute les compétences d’un vétérinaire et le chien n’est pas considéré comme un pitbull», insiste Mme Bilodeau. 

Agression

Les policiers ont également été dans l’obligation d’intervenir dans ce dossier puisque, pour une raison inconnue, la propriétaire du chien a déjà ordonné à son molosse d’attaquer M. Landry-Crête. À cette occasion, un constat d’infraction a été remis à la propriétaire par les agents de la paix.

:«J’ai juste eu le temps d’attraper ma fille et de rentrer dans mon appartement.  Elle a reçu une contravention de 1000 $. Il faut que ça cesse. Un pitbull, ça fait peur, en plus celui-ci fait vraiment peur, puisqu’il attaque sans cesse. Il est souvent libre dans la cour donc, je ne peux même pas y aller avec ma fille puisque le chien va s’en prendre à nous.»

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