Un chemin de fer surélevé cause problème

Par Denis Bourbonnais
Un chemin de fer surélevé cause problème
Mélanie Sicard, mère de 5 enfants, craint pour la sécurité de sa famille en raison d’un chemin de fer juché sur une butte tout près de sa résidence à Saint-Stanislas-de-Kostka. Sa fille de 4 ans, Alyssa doit prendre l’autobus scolaire dans cette zone à risque. (Photo : (Photo: Journal Saint-François – Pierre Langevin) )

SÉCURITÉ ROUTIÈRE.  La problématique saute aux yeux en débarquant dans le secteur du 156 de la rue Principale à Saint-Stanislas-de-Kostka. Le chemin de fer qui traverse la voie publique, une ancienne route numérotée, est juché sur une grosse butte dont la pente abrupte laissée de chaque côté de la voie ferrée fait craindre pour la sécurité des gens du voisinage.

Mélanie Sicard, productrice laitière et mère de 5 enfants âgés de 2 à 15 ans, fait appel aux autorités concernées depuis quelques années pour que la situation soit corrigée. La résidence familiale, située à une trentaine de mètres du passage à niveau, longe un tronçon de la rue Principale qui appartient toujours au ministère des Transports du Québec. Voilà en essence le noyau du problème car le MTQ affirme être dans les normes alors la mairesse de la municipalité, Caroline Huot, est prête à faire changer les choses.

«Le hic, ce n’est pas le chemin de fer de la compagnie CSX comme tel mais plutôt la vitesse avec laquelle les véhicules passent sur la butte. C’est dangereux et même la Commission scolaire (de la Vallée-des-Tisserands) considère cette zone comme étant à risque pour les enfants», déplore la mère de 39 ans, qui réclame l’installation d’un arrêt obligatoire à la voie ferrée dans les deux directions.

La vitesse réduite dernièrement à 15 km/h n’a pas l’effet escompté sur les usagers de la route selon la plaignante, qui demande au MTQ d’installer un arrêt obligatoire. (Photo: Pierre Langevin)

Pour Mélanie Sicard, le contact inévitable des pare-chocs avec le bitume, les flammèches qui s’en dégagent et le concert de crissements de pneus font partie de la normalité. «C’est monnaie courante de ramasser sur la pelouse des morceaux de voitures, une jante ou une pièce de fer qui a cédé», de signaler la dame, qui doit traverser la route 4 fois par jour se rendre à l’étable de la ferme, en plus d’accompagner ses enfants à l’autobus scolaire.

«Le Journal Saint-François» a pu faire un constat lors d’une visite des lieux où des rainures de plus d’un mètre sont incorporées dans le bitume abimé au contact avec les véhicules. «Le plus inquiétant, c’est que les automobilistes ne voient pas les piétons de l’autre côté de la butte. Une de mes filles prend l’autobus le matin pour aller à la maternelle et il n’est pas question de la laisser traverser seule. C’est impossible pour elle de voir les autos et je dois moi-même être sur le bout des pieds pour avoir une vue d’ensemble», d’ajouter Mme Sicard qui habite l’endroit depuis 8 ans.

Alyssa Vincent, âgée de 4 ans, doit prendre l’autobus à un endroit où les automobilistes ne voient pas de l’autre côté de la voie ferrée. (Photo: Pierre Langevin)

Une résolution adoptée par le conseil municipal et une approche auprès des députés ont eu pour effet de faire avancer le dossier quelque peu mais pas assez pour garantir la sécurité des enfants, selon la plaignante.

A la demande de la députée fédérale Anne Quach, un inspecteur des systèmes de signalisation ferroviaire s’est rendu sur place pour voir la complexité du problème. Tout récemment, le MTQ a retenu comme solution d’installer un panneau d’avertissement de pente abrupte et de réduire la vitesse à 15 km/h près du passage à niveau. «Ce n’est pas suffisant car les conducteurs ne ralentissent pas vraiment plus. Un stop est nécessaire afin d’avoir un minimum de sécurité pour nos enfants», insiste Mélanie Sicard.

La Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands considère le secteur comme une zone à risque. (Photo: Pierre Langevin)
La mère de 5 enfants a raconté qu’un camionneur a vu son «10 roues» faire le balancier sur la voie ferrée en voulant emprunter la rue du Dépôt à partir de la rue Principale. (Photo: Pierre Langevin)
Cette photo illustre bien la complexité du passage à niveau en terme de visibilité pour les automobilistes. (Photo: Pierre Langevin)
Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des