Trois expositions pour défaire les mythes sur la violence sexuelle faite aux femmes

Par Mario Pitre
Trois expositions pour défaire les mythes sur la violence sexuelle faite aux femmes
À l’avant, Véronique Girard (Hébergement La Passerelle) et Karine Giguère (Centre de femmes La Moisson) accompagnent Stéphanie Nesteruk (Espace Suroît, Linda Ouimet (Résidence Elle), Caroline Ménard (La Vigie), Martine Faille (Centre D’Main de Femmes) et Marie-Claude Gareau (L’Accueil pour Elle) pour promouvoir la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes. (Photo : Journal Saint-François M.P.)

Plusieurs mythes entourent encore les gestes de violence sexuelle dont sont victimes de nombreuses femmes. C’est pour les dénoncer que se tiendront trois expositions le vendredi 20 septembre dans chacune des trois MRC de la région.
Ces expositions prendront place à l’occasion de la Journée d’action contre la violence faite aux femmes. On pourra y assister lors de rencontres 5 à 7 à La Posta Café Bistro de Coteau-du-Lac, à La Factrie, café culturel, de Valleyfield, ainsi qu’au Centre culturel Barberivain, de Sainte-Barbe.
C’est à travers des cadres que seront présentés divers témoignages livrés par des femmes de la région victimes d’agression sexuelle. Le thème de l’exposition, «C’est pas de ta faute même si…», veut rappeler que le seul responsable d’une agression sexuelle demeure l’agresseur et non la victime, peu importe sa façon de se vêtir, ses gestes ou son attitude.
«On entend si souvent dire dans les médias ou les réseaux sociaux que les victimes sont responsables de ce qui leur arrive qu’on finit par croire que c’est vrai, c’est pourquoi il est important de dénoncer ces mythes », rappelle Caroline Ménard, intervenante psychosociale au CALACS La Vigie.

C’est par l’entremise de cadres que des victimes d’agression sexuelle se sont exprimées. (Photo Journal Saint-François M.P.)

Impact du mouvement #meetoo
Le vaste mouvement social appelé #meetoo, par lequel plusieurs femmes ont osé briser le silence sur les agressions sexuelles dont elles avaient été victimes, a eu un effet direct sur le nombre de dénonciations, selon Mme Ménard.
«En 2019, les demandes d’aide de la part des victimes n’ont cessé d’augmenter, la vague de dénonciation ne s’essouffle pas, assure-t-elle. Avant, les victimes pouvaient attendre jusqu’à 13 ans avant de dénoncer, mais l’an dernier, le nombre de victimes qui ont dénoncé en dedans d’un an est passé à 28 %. Cela nous laisse croire que les femmes vont chercher de l’aide plus rapidement.»
La Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes est soulignée depuis 1985 à Salaberry-de-Valleyfield et a rejoint les trois MRC du Suroît depuis. Cette année, elle implique le CALACS La Vigie, le Centre d’Main de Femmes, L’Accueil pour Elle, Espace Suroît, le Centre de femmes La Moisson (Ile Perrot), le centre d’hébergement La Passerelle (Vaudreuil-Soulanges), de même que la Résidence Elle du Haut Saint-Laurent.
Pour ces groupes, la violence sexuelle ne concerne pas seulement les victimes ou les agresseurs, c’est un problème qui concerne la société dans laquelle on vit, d’où la nécessité de la dénoncer.

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