Tous les élèves en classe à la rentrée

Tous les élèves en classe à la rentrée
(Photo : Journal Saint-François Gracieuseté)

Tous les élèves du primaire pourront retourner en classe lorsque la cloche sonnera à la prochaine rentrée. 

«Planifier une belle rentrée c’est une victoire en soi, a confirmé le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge. Le message qu’on indique est celui que la persévérance scolaire et la réussite des élèves sont importantes pour le gouvernement. »

Avec l’assouplissement des règles de distanciation physique annoncée hier, et la création de bulles, les élèves pourront réintégrer l’école à temps plein.

«Pour le préscolaire, le primaire et le 1er cycle du secondaire [jusqu’à secondaire 3], les élèves seront dans leur groupe classe avec le ratio régulier et il y aura des équipes de 6 élèves qui pourront observer une distance d’un mètre entre chacun d,eux, explique M. Roberge. Le groupe de 6 ce sera comme entre frères tandis que la classe sera comme une famille élargie. »

Pour ce qui est des étudiants de secondaire 4 et 5, la poursuite des apprentissages pourraient s’effectuer de façon hybride. Les laboratoires ou autres locaux spécialisés pourraient ne pas permettre de réunir une classe complète. On pourrait donc réduire le nombre d’élèves par classe et ainsi réduire à trois ou quatre le nombre de jours d’école par semaine. Le reste de la formation pourrait se faire à la maison.

«Ce pourrait être possible dans certaines écoles d’avoir une fréquentation à temps plein en renvoyant l’horaire, mentionne le ministre. Il y a un enjeu, un défi. On a besoin de flexibilité et de faire des aménagements selon les locaux et le personnel. » L’objectif demeure que les étudiants soient présents physiquement à l’école au moins 50 % de l’horaire.

Les options arts-études et sports-études pourront continuer selon les mêmes modalités. «Si on peut le respecter, prévient le ministre. Il n’y a aucune bonne raison de priver les étudiants de ce qui motive leur engagement scolaire. Toutefois, il pourrait y avoir un enjeu d’horaire et d’organisation scolaire.

Les formations aux adultes ou professionnelles ainsi que les cégeps et universités pourraient aussi observer un enseignement hybride.

Un plan B

Jean-François Roberge a avoué que le réseau scolaire n’était pas prêt au mois de mars à affronter une pandémie. Un arrêt forcé de l’école qui a mis l’éducation sur pause.

Voilà pourquoi son ministère va déposer un protocole d’urgence pour faire face à une deuxième vague de COVID-19 si la Santé publique commande un reconfinement d’un secteur ou d’une région. Ce protocole permettra aussi à un élève qui devrait observer une quarantaine de continuer ses apprentissages.

«D’ici la mi-septembre, les organisations pourront basculer rapidement en temps partiel ou en fermeture s’il le faut, explique-t-il. On va être prêt à toutes éventualités. On est mieux outillé technologiquement parlant. On a fait un pas de géant, ensemble, vers l’avant. »

La techno-pédagogie s’est installée dans le réseau. Les professeurs se sont adaptés à cette réalité avec les moyens de communications et les outils disponibles.

Le ministre de l’Éducation a d’ailleurs mentionné que le site École ouverte serait bonifié. Une entente avec Savoir Média met sur pied le projet Matières à emporter. Plus de 100 capsules pédagogiques pour le primaire, et autant pour le secondaire, seront diffusées à la télé et en ligne. Les élèves dont la condition ne permet pas un retour physique en classe pourront utiliser cette option.

«On a trois atouts, a résumé Jean-François Roberge. Le temps, l’expertise et une plus grande synergie. Ce qui nous permet d’envisager une bonne rentrée. »

Il a pris le temps de souhaiter de bonnes vacances aux élèves en précisant qu’elles étaient méritées. »ensemble on va préparer une belle rentrée», a-t-il terminé.

 

 

 

 

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