Sylvain Leduc, un King aussi grand que nature

Sylvain Leduc, un King aussi grand que nature

Elvis n’est pas mort. Il vit à Valleyfield. Sylvain Leduc, un King aussi grand que nature, vient de remporter la première place du plus important festival d’Elvis au monde.

Après Lake George et Québec, c’est donc une troisième victoire pour celui qui personnifie Elvis Presley depuis 1979. À la fin de son interprétation d’American Trilogy, au moment d’ouvrir sa cape devant le drapeau des États-Unis, la foule était conquise. «Quand l’animateur a annoncé Sylvain Leduc du Québec, tout le monde était debout, a confié Don Beyor, un admirateur qui le suit partout depuis plus d’un an. Il est béni de la voix d’Elvis. C’est un naturel. »

À Collingwood, 26 aspirants Elvis ont tenté leur chance dans la catégorie non professionnelle. Le Campivallensien a grimpé les échelons du festival avec aisance. Non seulement au concours, mais durant toutes les facettes de l’événement. «Je ne pouvais pas marcher trois pieds sans que quelqu’un ne souhaite prendre une photo, dit-il.  Et Collingwood, c’est gros comme festival. Priscilla Beaulieu [la veuve d’Elvis] était présente il y a deux ans. Cette année, c’est la garde malade d’Elvis qui y était. »

Depuis qu’il a 14 ou 15 ans, Sylvain Leduc a étudié l’immortel du rock. Que ce soit ses mouvements, sa façon de chanter ou bouger. Sur les 17 critères jugés au concours, il a obtenu le meilleur pointage.

Pour ses prochains concours, il fera le saut chez les professionnels. Il sera à Toronto au Flaming Star cet automne et malgré le passage au niveau supérieur, il demeure confiant. «D’habitude, ça prend 2-3 ans avant de performer à Collingwood», dit Leduc sans vouloir de péter les bretelles.

Sur la route

Sylvain Leduc n’imite pas Elvis, il l’incarne. Depuis le début 2016, c’est 28 concerts qu’il a offert un peu partout au Québec. Bien qu’il vienne de se procurer un VR à son effigie qui lui sert de loge mobile, c’est sa présence sur scène qui demeure sa meilleure carte de visite. «Chanter à la Foire d’Ormstown m’a amené quatre ou cinq opportunités, dit-il. J’ai encore plusieurs dates à venir d’ici la fin de l’année. »

De ses spectacles, plusieurs le seront pour des levées de fonds qu’il appuie comme Opération Enfant Soleil, les clubs Optimiste, les cadets de l’air ou le Camp Soleil. Le 20 août, il sera avec ses musiciens pour trois prestations au Festival de la grillade de Saint-Zotique.

Don Beyor est catégorique. «L’entendre chanter est ma récompense, assure-t-il. Depuis la première fois que je l’ai vu, le 8 janvier 2015, il a grimpé les échelons. Il ne se dirige pas seulement vers les meilleurs au Canada, mais au monde. »

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