Sports : des organisations pourraient ne pas survivre

Par Yanick Michaud
Sports : des organisations pourraient ne pas survivre
Le chef de mission du Sud-Ouest aux Jeux du Québec, Jasmin Felx, croit que certaines organisations ne pourront se relever de cette crise. On le voit ici avec une haltérophile, Jaime Hunter, lors des Jeux du Québec à l'hiver 2019. (Photo : Archives - Yanick Michaud)

On s’apprête à annoncer l’ouverture des terrains de golf.

Des courts de tennis ? Des piscines avec accès limité. Verra-t-on réellement du soccer trois contre trois ? Sans contact ?

Une chose est certaine le visage du sport sera modifié. Et malgré le déconfinement envisagé du sport au Québec, au début rien ne sera plus comme avant. C’est à tout le moins ce que croit Jasmin Felx. Le conseiller en sports et loisirs à Loisir et Sport Montérégie se penche justement sur la relance. « Nous voulons soutenir les clubs qui auront à vivre beaucoup de défis. Il y aura moins d’affluence, moins d’argent. Les parents seront plus frileux d’inscrire leurs enfants. La baisse d’inscription ajoutera à la problématique. Ce sont des sources de revenus pour les organisations », explique-t-il.

Celui qui agit comme chef de mission pour le Sud-Ouest lors des Jeux du Québec croit que la situation, comme dans les autres secteurs, amène des défis. « Il va y avoir le défi de se conformer aux exigences et restrictions de la santé publique. Les bénévoles qui agissent comme entraîneurs ne sont pas formés pour ça. Ils vont avoir besoin d’aide », lance Jasmin Felx.

Plusieurs têtes valent mieux qu’une

Mercredi, alors qu’on apprenait que Québec planchait sur un retour progressif au sport fédéré, d’élite et récréatif, Jasmin Felx et ses confrères et consœurs de la province étaient réunis. Virtuellement. « Les URLS (Unité régionale de loisirs et de sports) des 17 régions s’entraident. Moi, ici, tout seul, je veux aider. J’ai des idées pour mieux soutenir le milieu. Mais si on partage nos idées, nos impressions, nos solutions, ça va beaucoup mieux. Parce que nous devons aider nos organismes. Ce n’est pas différent des entreprises. Il y a des budgets. Certains pourraient ne pas survivre », juge le joueur de badminton de niveau élite.

Selon lui les clubs ont beaucoup de dépenses et sont des OBNL. Ils ne sont pas là pour faire des profits, mais doivent quand même avoir un budget de roulement. Les annulations de tournois, par exemple, sont des pertes supplémentaires pour les gouffres financiers envisagés. « Qui va aider ? L’État donne énormément. Mais est-ce que ça va se rendre au milieu sportif ? », se demande-t-il.

Contrer les ténèbres

Il le souhaite toutefois. « Parce que le but du sport est de faire bouger les gens. Ça brise l’isolement. La pratique du sport devra reprendre dans un premier temps. Mais la performance deviendra secondaire. Ce qui sera difficile pour les clubs d’élite », annonce Jasmin Felx.

Les sports individuels, qui se pratiquent à l’extérieur, devraient revenir rapidement. On est loin d’un retour au hockey par exemple.

Son organisation s’apprête à faire un sondage auprès des clubs sportifs pour voir de près ce qui est concret. Afin d’aider là où le besoin se fera sentir.

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