Ses reins détruits par une anomalie du Facteur H

Ses reins détruits par une anomalie du Facteur H

Le jeune femme pleine d'entrain et au regard pétillant aimerait bien que les choses reprennent pour elle.

Crédit photo : Photo Yanick Michaud

Marie-Eve Leduc a 34 ans, deux enfants en pleine santé de 10 et 8 ans, elle est professeur clinique dans une grande université, elle est sportive et fort jolie. Ça va bien.

Puis, au début de l’été, elle ressent des douleurs, de plus en plus fortes, des maux de tête presque insupportables, elle manque de souffle à l’effort et sa pression est haute. « Je suis infirmière, alors je savais que j’avais des symptômes graves et qu’il y a quelque chose qui n’allait pas. J’ai été consulter et puis on a découvert que j’avais des problèmes rénaux. J’étais hospitalisée à Ormstown, mais mon état s’est détérioré vers la fin août et j’ai été transférée aux soins intensifs au CHUM. Je faisais de l’anémie, de l’insuffisance rénale et j’avais des difficultés respiratoires. On m’a transféré du sang en urgence et ça m’a sauvé », explique la courageuse jeune femme qui n’en menait pas large à ce moment. « Il a fallu passer une biopsie au cours de laquelle on a découvert une anomalie du Facteur H, une maladie génétique rare. Et ça a détruit mes reins », lance Marie-Eve Leduc qui demeure maintenant à Valleyfield pendant la durée de sa rémission.

Erreur dans le système

Ce qui fait le plus rager dans l’histoire de la jeune femme, c’est l’erreur administrative dans le système qui a ralenti le processus. « Ça a été vite, mais j’aurais pu voir un néphrologue plus rapidement. Sauf qu’on m’a confondu avec une autre Marie-Eve Leduc de 34 ans, qui demeure à Valleyfield et dont le père s’appelle Daniel », raconte la jeune femme qui a attendu impatiemment l’appel qui n’est jamais venu. « J’ai attendu tant que j’ai pu, mais à un moment je n’étais plus capable de respirer et c’est là que j’ai décidé de retourner à l’hôpital et qu’on m’a hospitalisé », décrit-elle.

Dans sa famille, sa grand-mère paternelle souffrait d’une maladie semblable. Tout comme son oncle qui en est atteint. « Mon père ne veut pas passer le test. Il est de la génération des gens que ‘’tout va bien’’ », explique celle qui doit maintenant se résoudre à porter un cathéter en permanence et subir trois périodes dialyse par semaine, pour un total de 16 heures. « Ma vie est changée. Je peux faire beaucoup moins de choses. Je suis sportive, je faisais du surf, de la planche, du paddleboard. Maintenant, je ne peux plus aller dans l’eau. Même si je reprends des forces parce que mon sang est mieux filtré, c’est difficile de reprendre ma vie normalement », déplore cette jeune femme active.

Greffe possible

La jeune sœur de Marie-Eve, Priscillia-Jesse lui a offert de lui donner un rein. « Avec un rein, ce serait viable. Si tout va bien, je pourrais retrouver une vie presque normale, mais je devrai prendre des immunodépresseurs et surveiller mon alimentation pour le reste de mes jours. Mais ma sœur est incroyable », exprime celle qui trouve cependant le processus lourd et long. Il faudra remplir des papiers, passer des tests, en arriver au moment de procéder à la greffe et alors il faudra avoir une salle d’opération et un chirurgien de disponibles. « Mais il y a plus de chances de réussites avec un donneur vivant. Je souhaite que ça puisse fonctionner », dit la jeune femme au regard pétillant.

Une vie modifiée

Pour Marie-Eve, les changements sont lourds, mais pour Lyvia, 10 ans et William, 8 ans, ils le sont aussi. « Ils ont changé d’école. Je vivais à Coteau-du-Lac, dans ma maison avec eux. Mais nous sommes maintenant tous réunis chez mes parents. Ils ont changé d’école. Ils se font de nouveaux amis, mais c’est beaucoup d’adaptation », explique-t-elle.

C’est aussi différent puisque leur mère ne peut travailler pour l’instant. « Heureusement, j’ai des gens qui m’appuient et j’ai de belles vagues d’amour. Parce qu’il y a des jours où c’est plus difficile. Je venais de commencer mon contrat de professeur à McGill. Alors je n’avais pas encore droit aux assurances. Pour l’hypothèque, je vois actuellement avec mon institution financière. Pour l’auto c’est difficile aussi. J’espère juste pouvoir passer à travers cette maladie sans m’en faire financièrement », conclut Marie-Eve Leduc, qui aimerait pouvoir retourner au travail en janvier ou février si son état lui permet.

L’image de la jeune femme circule sur les réseaux sociaux et il est fort important de partager avec elle pour que sa convalescence se passe bien. (Crédit photo : Gracieuseté)

En attendant, elle a amorcé une campagne Go Fund Me pour laquelle elle espère mettre la main sur 10 000 $.

Une amie, Annie Lecompte, propriétaire de La Posta Café Bistro tiendra une soirée barmaid d’un soir le 1er novembre. Mélissa Doire-Daoust remettra ses pourboires à Marie-Eve Leduc, son amie.

Enfin, Patrick Lamothe du Willy’s Pub voulait faire quelque chose pour celle qui a été à son emploi pendant trois ans, lors de ses études d’infirmière au Collège de Valleyfield. En mars, il tiendra une soirée spaghetti dont les profits iront à le ravissante jeune femme.

 

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