Salaberry-de-Valleyfield solidaire des victimes de Paris

Par Mario Pitre
Salaberry-de-Valleyfield solidaire des victimes de Paris
Le pont Jean-de-Lalande porte le bleu-blanc-rouge depuis samedi soir dernier.

Les attentats terroristes perpétrés à Paris vendredi dernier ont eu des échos jusqu’au Québec. À Salaberry-de-Valleyfield, des lieux comme les sculptures du Souffle d’Éole et de Neptune, tout comme le pont Jean-de-Lalande, ont été éclairés aux couleurs bleu, blanc et rouge de la France.

Cette réponse locale aux attentats de Paris a été initiée samedi matin par des citoyens qui ont suggéré cette idée aux autorités municipales via la webmestre de la Ville, Magali Joube, elle-même ressortissante française. Le soir même, les trois sites ont été illuminés en conséquence.

Interrogé sur ces événements, le maire Denis Lapointe a raconté qu’il se trouvait en territoire français moins d’une semaine avant les attentats, bien qu’il ne se soit pas arrêté à Paris.

Néanmoins, M. Lapointe s’est dit lui aussi solidaire, particulièrement avec les gens de Combs-la-Ville, avec laquelle Salaberry-de-Valleyfield est jumelée depuis plusieurs années.

«J’ai parlé avec le maire, et tous ces gens chez qui on a été hébergés lors de nos séjours là-bas ont été affectés de près ou de loin par cette tragédie. On se sent davantage interpellés dans ces circonstances», a confié M. Lapointe. Incidemment, un drapeau de la France devait être hissé au 4e mât de l’hôtel de ville lundi pour être mis en berne durant la période de deuil décrété par l’Élysée.

Accueil de réfugiés

Par ailleurs, M. Lapointe s’est dit ouvert à accueillir dans la région des réfugiés en provenance de la Syrie, une fois que les autorités fédérales auront fait connaître clairement les modalités d’accueil.

«À la fin des années 70, la Ville avait accueilli une cinquantaine de familles vietnamiennes, rappelle le maire. Plusieurs sont demeurés ici, sont devenus médecin ou ingénieur, et une est devenue notre députée fédérale. Je ne vois pas pourquoi on ne vivrait pas la même expérience.»

M. Lapointe concède toutefois que l’adaptation ne sera pas facile pour les premiers arrivants de cette diaspora. Mais il croit que l’arrivée d’argent nouveau en provenance du fédéral afin de combler ces besoins pourra permettre aux organismes d’accueil de retrouver un certain équilibre.

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