Sacré-Cœur : un clocher et une vie paroissiale à réparer

Sacré-Cœur : un clocher et une vie paroissiale à réparer

L’abbé Normand Bergeron qui administre l’église Sacré-Cœur a accueilli les paroissiens pour trouver des solutions et multiplier les efforts en vue de la sauvegarde du lieu de culte. « Nous n’avons pas prononcé le mot fermeture, mais nous devons être conscients que nous ne savons pas ce qui se passe après le 30 juin. »

Crédit photo : Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin

Au-delà d’une centaine de personnes se sont rassemblées mercredi soir dans l’église Sacré-Cœur à l’invitation de la paroisse.

« Nous avons parlé aux paroissiens pour faire le point sur la situation actuelle. Il y a infiltration dans le clocher et des risques de bris majeurs. Nous pourrions faire face à des poursuites si par malheur une brique tombe sur un paroissien. Mais ça appelle des travaux qui pourraient coûter cher et voilà qu’on apprend que la paroisse est déficitaire. Qu’est-ce qu’on fait en sachant qu’il n’y a que peu ou pas de solde? », relate l’abbé Normand Bergeron qui administre la paroisse depuis le décès accidentel de l’abbé Viateur Daigneault en janvier.

« On se demande qu’est-ce qu’on fait. Mais le désir est toujours là de poursuivre la mission pastorale. C’est un beau milieu, il y a une belle communauté, mais la société change. Il y a moins de mariages, moins de services funéraires, moins de gens qui paient la dîme. La contribution baisse de 10 000 à 15 000 dollars par année. On se demande de surcroît comment rejoindre nos gens, pour faire face à cette mutation. Le renouvellement des fidèles ne se fait pas », explique celui qui est curé de la paroisse Sainte-Cécile.

Des avenues explorées

S’ils font maintenant face à une impasse, les dirigeants tentent de trouver rapidement une solution. « Le culte sera maintenu jusqu’à la fin juin. Mais nous serons attentifs aux évènements qui pourraient survenir d’ici là. Le bureau administratif de la paroisse fermera le 28 avril. Les gens pourront faire appel à la paroisse Sainte-Cécile pour leurs demandes. La gestion administrative est confiée à Gilles Lavigne, l’économe diocésain. Comme prêtre je demeure administrateur paroissial en gardant le souci de la mission pastorale », lance Normand Bergeron qui aimerait bien voir la municipalité par exemple, s’engager pour une tentative de sauvetage.

« Des démarches ont été entreprises en ce sens. La conseillère France Chenail était présente et elle est soucieuse de la suite des choses. »

Une communauté tissée serrée

Par ailleurs, le sous-sol de l’église Sacré-Cœur contient des locaux accueillant 14 organismes de la région qui sont à la fois en lien avec la paroisse et en entente avec la municipalité. « Il n’est pas question de les déloger pour l’instant. Nous ne pouvons les laisser tomber. Nous devrons tenir compte de cet impondérable et nous assurer de les aider s’il y a des changements », ajoute Normand Bergeron qui espère des partenariats, corporatifs ou autres pour soutenir l’église Sacré-Cœur. « Nous voulons tenir les paroissiens informés et les joindre à notre démarche. Les gens veulent savoir ce qui se passe. Il n’y a pas juste le clocher à réparer. Il faut réparer aussi la vie paroissiale. Nous devons nous assurer de conserver l’intérêt et l’esprit de la communauté. »

Dans le but de cheminer et d’explorer les possibilités pour éviter la fermeture de l’église Sacré-Cœur, la paroisse a convoqué ses fidèles qui se sont présentés en grand nombre afin d’envisager des solutions. Ils étaient plus d’une centaine à assister à ce rendez-vous. (Crédit photo : Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin)

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