Qui paie combien dans la région ?

Par Steve Sauvé

TC-Média rend publique une étude qui a pour but de connaitre la pression fiscale qui pèse sur les Québécois. Qu’en est-il du Suroît ?

Pendant que plusieurs contribuables aimeraient s’établir à Vaudreuil-Dorion, à Hudson ou à Châteauguay, la réalité rattrape souvent les ambitions. Si à Salaberry-de-Valleyfield le prix moyen d’une maison se situe 187 321 $, celui dans Vaudreuil-Dorion est de 278 672 $ alors que dans la municipalité d’Hudson, il faut débourser en moyenne 466 336 $ afin de devenir propriétaire.

Bien que l’écart de prix moyen des maisons est significatif, les comptes de taxes sont sensiblement les mêmes à Salaberry-de-Valleyfield et à Vaudreuil-Dorion. Pour une résidence moyenne, un foyer campivallensien déboursera 2558,99 $ alors qu’à Vaudreuil-Dorion, il débourserait 2477,39$. Donc, pour une résidence évaluée à 90 000 $ de plus, un contribuable paierait donc environ 100 $ de moins.

Le coût des résidences à Salaberry-de-Valleyfield est peut-être moindre que celles des villes voisines, mais il ne faudrait pas croire que la Ville est plus pauvre pour autant.

Le taux global de taxation (TGT) de la capitale régionale du Suroît est de 1,37 $ alors qu’à Vaudreuil-Dorion et Hudson, ce taux se situe à 0,89 $ et qu’à Châteauguay il est de 1,32 $. L’étude permet aussi d’apprendre que la Ville la plus gourmande du Québec est Murdochville avec un TGT de 5,56 $.

Le revenu moyen d’un travailleur à Salaberry-de-Valleyfield est de 31 779 $ soit la plus faible moyenne des principales villes du Suroît. Cependant, c’est aussi dans cette ville qu’il en coûte le moins cher en impôts et en taxes. Cette portion représente 7880,62 $ par année comparativement à 8639,35 $ à Châteauguay et 10 321,81 $ pour Vaudreuil-Dorion. Ceci est très loin de ce qu’a à débourser un travailleur résident d’Hudson avec 21 031,75$.

On obtient le TGT d’une ville en additionnant tous ses revenus provenant des taxes et tarifs et en divisant le total obtenu par la richesse foncière uniformisée, c’est-à-dire la valeur de tous les immeubles sur le territoire d’une municipalité. Cependant, la richesse foncière peut varier d’une ville à l’autre, et ce, en fonction de la composition de son parc immobilier.

En effet, une ville dont le parc immobilier est principalement constitué d’immeubles résidentiels, comme c’est le cas de Hudson, a une richesse foncière moins grande qu’une autre municipalité à forte composante industrielle ou commerciale.

Autre facteur intéressant, on entend souvent dire que les mieux fortunés ne paient pas leur juste part. Pourtant, une fois les déductions d’impôts et de taxes effectuées, un résident d’Hudson aura payé 9 % de plus qu’un Campivallensien pour les taxes et impôts.

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