Pour que les citoyens fassent à nouveau confiance aux policiers

Claude Poirier (Collaboration spéciale)
Pour que les citoyens fassent à nouveau confiance aux policiers
(Photo : Gravité Média)

Ma dernière chronique a porté sur le citoyen face au système de justice. J’ai reçu beaucoup de messages de personnes partout au Québec qui m’ont raconté les expériences épouvantables qu’elles ont vécues lorsqu’elles ont décidé de s’attaquer aux forces policières ou au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Dans le même ordre d’idées, plusieurs organismes, dont la Ligue des droits et libertés, se sont récemment mobilisés pour réclamer plus de transparence de la part du Bureau d’enquête indépendante (BEI). Il y a quelque temps, la présidente du BEI demandait plus de réponses des policiers. Madeleine Giauque a soulevé que les enquêteurs avaient des problèmes parce que les policiers semblent ne pas vouloir toujours collaborer.
C’est inquiétant quand on constate qu’il y a un manque de transparence. Il y a des gens qui se font abattre au cours d’opérations policières. Sans dire qu’ils ont couru après, on remarque parfois qu’ils se placent dans des situations dangereuses. Par contre, d’autres ont été abattus au cours d’opérations policières alors qu’ils souffraient de problèmes de santé mentale.
Chaque fois qu’il se passe quelque chose impliquant des policiers, ça prend des mois, pour ne pas dire un an, avant d’avoir les résultats de l’enquête. Puis, on apprend que le DPCP en vient à la conclusion qu’il n’y a pas eu d’intention criminelle et qu’il n’y a pas de poursuite. Bonsoir. Merci. On ferme les livres! Ce n’est pas ça que le public veut.
Ce que le public veut, ce sont des explications, et c’est tout à fait normal. Les policiers ne sont pas au-dessus des lois. J’ai déjà dénoncé des situations qui existent au Québec de citoyens qui décident de poursuivre des policiers, que ce soit devant la déontologie policière ou devant les tribunaux criminels et qui n’ont jamais gain de cause.
Je l’ai dit, je le répète; qu’attend le gouvernement de François Legault pour mettre de l’ordre là-dedans? Je ne reviendrai pas sur les enquêtes qui ont tourné au ridicule, par exemple, celles de l’UPAC, mais il y a un problème. La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, dit qu’elle va faire un livre vert sur la police. Nous n’avons pas le temps d’attendre!
Présentement, si on faisait un sondage sur la confiance que les citoyens ont envers les autorités, le taux serait extrêmement bas. On est devant un précipice. Il faut agir rapidement.
10-4!

(Propos recueillis par Gravité Média)

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des