Plus de 45 nouveaux arbres dans les pourtours de la future Maison des aînés

Par Mario Pitre
Plus de 45 nouveaux arbres dans les pourtours de la future Maison des aînés
En raison de la pandémie, l’accès se veut restreint aux assemblées du conseil municipal. Certains opposants à la transformation du parc des Mouettes en Maison des aînés ont manifesté devant l’hôtel de ville. (Photo : Journal Saint-François M.P.)

Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, a fait savoir que plus d’une quarantaine d’arbres seront éventuellement plantés dans ce qu’il restera du parc des Mouettes, après la construction d’une Maison des aînés.

Le maire défendait de nouveau le projet à l’assemblée du conseil du 18 août, alors que plusieurs opposants se sont présentés au micro pour faire valoir leur point de vue.

En réponse à une jeune résidente de la rue Victor-Léger, Charlie Émond, le maire a donné plusieurs compléments d’information sur le futur aménagement du site, notamment à l’effet que 45 arbres de diverses essences y seront plantés.

« Le parc des Mouettes compte peu d’arbres au pieds carrés, dont sept érables argentés, une essence déjà très présente sur le territoire. De plus, on prévoit la plantation de 650 arbres cette année à Valleyfield et 2500 d’ici 5 ans », a-t-il fait valoir.

Un projet de verger est aussi à l’étude afin de créer un corridor de pollénisation avec d’autres secteurs connexes; sans compter la plantation de quelque 300 arbres dans le futur réaménagement du parc Marcil.

Le président du regroupement Refusons l’envol du parc Mouettes, François Parisien, a interrogé le maire sur la participation de la Ville dans le processus menant au choix du site, estimant que la Ville pouvait être en conflit d’intérêt dans ce dossier, en étant à la fois vendeur et décideur.

Le maire Miguel Lemieux a répondu aux questions des citoyens. Des panneaux de plexiglas ont été installés à la table du conseil en raison de la covid. (Photo M.P.)

Le maire a fait savoir que le CISSSMO avait procédé à un appel d’offres l’an dernier auprès des propriétaires de terrains susceptibles d’accueillir le projet et qu’aucun d’eux n’avait répondu à l’appel, en raison des critères serrés qu’il contenait. « C’est après que le CISSSMO nous a approché pour savoir si on avait des terrains à leur suggérer. »

Entre autres, le terrain choisi devait compter une superficie de 140 000 pieds carrés et être desservi en services publics.

D’autres citoyens du secteur ont aussi déploré le peu d’informations qui a filtré de ce projet avant qu’ils n’en soient informés et placés devant un fait accompli. « Pour 96 résidents (de la future Maison des aînés), vous affectez les citoyens de tout un quartier », a déploré Pierre Boisvenue. Celui-ci estime que le projet devrait être implanté plus près des services et secteurs commerciaux de la ville.

Rue de la Barrière

La période des questions a aussi permis à un citoyen de la rue Lanctot, Michael Souligny, de dénoncer l’impact du développement de la rue de la Barrière sur la faune du secteur.

« Plusieurs espèces d’animaux et d’insectes vont périr parce qu’ils n’auront plus d’endroit pour vivre, a-t-il dénoncé, en qualifiant ce développement de génocide animal ».

Des opposants au développement de la rue de la Barrière ont aussi sorti leurs pancartes à l’entrée de l’hôtel de ville avant l’assemblée de conseil du 18 août. (Photo Journal Saint-François M.P.)

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