La plus belle piste cyclable de la région

La plus belle piste cyclable de la région

Les panneaux de signalisation très détaillés sont nombreux dans le parc.

Crédit photo : Michel Thibault

Michel Thibault – Gravité Média –

Aucun risque de se faire écraser par une voiture, de l’asphalte neuf, vue sur l’eau, de l’ombre, des commodités, il existe dans la région un réseau cyclable «sur la coche» pour employer une expression populaire.
Le Parc régional de Beauharnois-Salaberry offre un réseau de plus de 70 km de piste cyclable à l’écart de la circulation automobile. Question de le faire découvrir à ses lecteurs, Le Soleil de Châteauguay en a parcouru deux sections, le 31 juillet, aux guidons d’un vélo muni d’une caméra. Les intéressés peuvent visionner le parcours effectué en temps réel ou en accéléré au cybersoleil.com.
Près de la centrale
L’auteur de ces lignes s’est rendu en voiture jusqu’à l’entrée du réseau accessible par la route 236, à côté de la centrale de Beauharnois. Un stationnement permet de changer de véhicule. Comme c’est le cas à plusieurs endroits dans le parc, un plan détaillé présente l’ensemble des parcours disponibles. Les distances sont affichées en évidence : Saint-Étienne-de-Beauharnois, 11 km, Saint-Louis-de-Gonzague, 14 km, pont Larocque, 22 km, Saint-Stanislas-de-Kotska, 26 km.
On démarre pour 5 ou 6 km. La piste commence par une petite montée qui peut donner du fil à retordre aux jambes d’enfants ou de personnes âgées. Puis, descente et oblique à gauche. La route désormais en terrain plat suit le canal de Beauharnois. La vue sur le pont Madeleine-Parent de l’autoroute 30 est particulièrement belle.

La vue sur le pont Madeleine-Parent est particulièrement belle. (Photo:Michel Thibault)

À proximité, on s’arrête à la halte des voyageurs. Comme à plusieurs autres endroits dans le parc, on y trouve des tables de pique-nique et de quoi enrichir ses connaissances sur la région. Des panneaux explicatifs renseignent les visiteurs sur le thème des ponts.
Paroles de patrouilleurs
De retour à la voiture, le journaliste y place son vélo pour aller explorer le réseau de l’autre côté du canal de Beauharnois. Une fois traversé le tunnel de Melocheville, on tourne à gauche sur le rang Sainte-Marie. La station Esso sert de repère visuel. Tout juste après la frontière de Salaberry-de-Valleyfield, un accès à la piste cyclable avec stationnement apparaît à gauche. C’est la halte du héron.
À partir de là, les pneus tournent sur de l’asphalte flambant neuf. L’eau miroite. On sent sa fraîcheur sur les bras. La piste est bordée des verts des arbres. La végétation coupe les rayons ardents du soleil. De temps en temps, un suisse traverse la route sans regarder.
Les aires de pique-nique et les bancs pour se reposer sont nombreux.
L’endroit n’est pas très achalandé. En ce mardi après-midi, le journal a croisé quelques cyclistes, un couple de patineurs à roues alignées, deux ou trois familles, et trois patrouilleurs bénévoles. Ceux-ci offrent de l’information sur la région et sont équipés pour réparer un bris mécanique.

Marie Sauvé, Josette Audi et Michel Lebeuf, patrouilleurs bénévoles. (Photo:Michel Thibault)

Top 10
Pour eux, le réseau aurait mérité de figurer parmi un «Top 10 des plus belles pistes cyclables au Québec» publié par Viago au début du mois de juillet. «On n’était pas là ! Je suis un peu chauvin. Je regardais les dix choisies et les nôtres n’ont rien à envier à ces dix-là», a exprimé Michel Lebeuf.
«Nous, c’est sur l’asphalte à 100 %. C’est beaucoup de bord de l’eau, boisé, avec des accès quand même faciles à des commodités», a renchéri Josette Audi.
«Il y a des beaux endroits où pique-niquer, tout le temps au bord de l’eau», a complété Marie Sauvé.
Idéal pour «faire du vélo»
Avec ses décors enchanteurs, ses nombreuses aires de pique-nique et de repos, ses toilettes, ses sentiers asphaltés et sa signalisation généreuse, le parc régional de Beauharnois-Salaberry est idéal pour des randonnées en famille ou les sorties au «pace du bonheur» comme disent les sportifs.
Les cyclistes aguerris qui avalent plus de 100 km en peloton par sortie à plus de 30 km/h de moyenne n’y trouveront pas nécessairement leur compte. Du moins devront-ils lever le pied à plusieurs endroits, à l’affût d’enfants qui peuvent traverser la route en courant, un sandwich à la main.

Voyez-ci-bas le parcours de notre journaliste en accéléré:

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