Les pêcheurs attirés par les monstrueux achigans du lac Saint-François

Les pêcheurs attirés par les monstrueux achigans du lac Saint-François

Les pêcheurs de partout au Canada rêvent d’avoir un des monstrueux achigan du lac Saint-François au bout de leur ligne.

Crédit photo : (Photo Journal Saint-François - Archives Pierre Langevin)

De gros achigans à petite bouche se cachent au fond du lac Saint-François. Les pêcheurs de partout au Canada rêvent de sortir ces fameux spécimens de l’eau. Pas surprenant qu’ils seront encore près de 240 pêcheurs sportifs au départ du Berkley B1 les 21 et 22 septembre.

«La réputation du lac Saint-François n’est plus à faire après 10 ans, confirme le directeur du tournoi Ben Woo. Les gens veulent pêcher les monstrueux espèces d’achigans à petite bouche qui se trouvent ici. Les participants viennent de partout au Canada. »
La moitié des équipes attendues provient de l’Ontario. Près de 20 font le trajet des provinces maritimes. Le reste viendra du Québec et, comme les autres années, certaines équipes pourraient venir de l’Ouest canadien. «Les pêcheurs de la région peuvent avoir un avantage, soutient-il. Mais ceux qui viennent de loin vont faire de la prospection la semaine avant le tournoi et vont se concentrer sur les endroits où ils ont pêché le poisson à ce moment précis au lieu d’avoir des points de référence partout sur le lac. M. Woo ajoute qu’en sept ans, le patron de pêche gagnant n’a jamais été le même. Ainsi, c’est tout un défi de terminer dans le top 5. Il qualifie aussi d’exceptionnel le fait de gagner deux fois le tournoi. Uniquement Nicolas Gendron, de Sainte-Barbe, et son partenaire Jason Gramada, ont réalisé ce tour de force.
Le championnat canadien de pêche à l’achigan se déroule sur deux jours. Seules les meilleures équipes accèdent à la journée finale.
Rappelons que chaque équipe obtient son résultat à partir de la pesée de cinq achigans par jour. Les gagnants sont ceux qui ont le poids global le plus élevé; l’an dernier les frères Corey et Chris Johnston de l’Ontario avaient eu un poids de 49,03 livres.

L’économie du poisson
Le prestige du tournoi a créé un intérêt grandissant pour le tourisme de la pêche dans la région. Les équipes

Le lac Saint-François est reconnu pour la qualité de ses achigans. (Crédit photo : (Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin))

viennent tendre la ligne dans le lac, des jours, voire des semaines avant le départ du tournoi. Ils viennent traquer l’achigan afin de se trouver des repères pour éviter de perdre du temps.
Un bon Berkley B1 peut être payant. Environ 100 000 $ en prix seront remis, dont un bateau Mercury préparé par le groupe Thomas Marine aux gagnants. Plusieurs commanditaires offrent aussi des bonis sur l’utilisation de leurs produits et des bourses sont offertes pour le plus gros poisson, l’amélioration ainsi qu’aux 10 premiers au moins.

Trois jours en 2019
La pêche sportive gagne en popularité au Québec. On recense tout près de 40 tournois dans les différents lacs du Québec, un nombre grandissant depuis la présentation du premier Berkley B1 à Valleyfield.
Et comme ce tournoi se veut l’ultime challenge, Ben Woo a indiqué qu’il se déroulerait sur trois jours l’an prochain. «On vit une énorme expansion et on veut hausser le défi, explique-t-il. Chaque compétiteur aura deux jours de pêche, dont le deuxième jour avec un départ avec le classement inversé. Uniquement le top 20 pêchera le dimanche. Ça sera tout un défi. »

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