Nos écrits pour la postérité

Par Mario Pitre
Nos écrits pour la postérité
(Photo : Journal Saint-François M.P.)

Postérité : Ensemble des générations futures. Tel qu’il est écrit mon vieux Petit Larousse. Ainsi, nos écrits journalistiques des quelque 40 dernières années passent maintenant à la postérité, grâce à la collaboration du Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges.

Affilié à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, le Centre d’archives dispose depuis le mardi 24 novembre, de l’ensemble des reliures du journal Le Saint-François (1979 à 2017) et du mensuel Agri-Vallée. Les archives du Soleil de Salaberry-de-Valleyfield seront conservées pour quelque temps à la Bibliothèque Armand-Frappier, pour ensuite être transférées au Centre d’archives.

Faute d’espaces d’entreposage, Gravité Média a en effet décidé de confier les centaines d’éditions de ces deux publications régionales aux bons soins du Centre d’archives.

Un choix judicieux puisque l’organisme dispose du personnel, de l’expertise et des installations nécessaires à la préservation de ces témoins de l’histoire régionale. D’autant plus qu’il pourra s’installer d’ici quelques temps dans de nouveaux locaux plus adéquats, dans l’ancienne Caisse Desjardins de Saint-Polycarpe.

En feuilletant d’anciennes éditions de nos journaux, il m’était impossible de ne pas me laisser aller à une certaine nostalgie. D’une part, à l’égard de tous ces gens qui ont fait l’actualité depuis les années 70 : politiciens, commerçants, artistes, voire de simples gens dont les actions, bonnes ou mauvaises, ont projeté sous les projecteurs médiatiques.

Nostalgie également à l’égard de tous les artisans qui ont œuvré au sein de nos journaux : journalistes, photographes, représentants, éditeurs, maquettistes, personnel de bureau, dont certains ne sont plus de ce monde aujourd’hui.

Mais par-dessus tout, c’est toute l’évolution des façons de faire qui saute aux yeux à travers ces 40 années; que ce soit la couverture de l’actualité, le style d’écriture, la pagination, les publicités, les valeurs véhiculées, sans oublier les progrès technologiques.

Ce qui est formidable dans tout cela, c’est que toute cette documentation sera dorénavant plus facilement accessible au grand public, qui pourra consulter ces anciennes publications sur place. Mais méfiez-vous, quand on y plonge le nez, on risque d’y rester collé plusieurs heures.

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