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Méfiez-vous des frais cachés en automobile

samedi le 12 février 2022
Modifié à
Par Benoit Charette

autoben@videotron.ca

Chaque semaine, des lecteurs et internautes me rapportent avoir subi des pressions de concessionnaires automobiles qui leur demandaient des frais supplémentaires à l’achat ou la location d’un véhicule. Prenons seulement l’exemple des frais de transports et de préparation qui n’ont cessé d’augmenter depuis quelques années sans trop que l’on sache pourquoi. Beaucoup de concessionnaires ont aussi ajouté depuis deux ans des frais de COVID-19 qui vont jusqu’en 500 $ que l’on qualifie de frais obligatoires de pandémie. On m’a aussi parlé de frais de documentation, de préparation et même de "coûts" CarProof . J’ai même une amie qui s’est fait demandé 500 $ à la remise de son véhicule à la fin de la location pour fermer le dossier. Peu satisfaite de l’attitude du concessionnaire, elle a appelé le service à la clientèle à Toronto qui a confirmé qu’aucun frais n’était exigible à la fin du contrat de location. Heureusement la maison mère a repris le bail sans frais. Mais, combien d’autres clients se sont fait flouer par ce concessionnaire ?

La loi est pourtant claire

Depuis 1978, la loi sur la protection du consommateur interdit aux commerçants de "demander, pour des biens ou des services, un prix plus élevé que celui annoncé" (article 224c). Les constructeurs automobiles se sont vus dans l’obligation d’annoncer, depuis 2010, le vrai prix dans leurs publicités. C’est-à-dire un prix qui inclut le transport et la préparation. Méfiez-vous des concessionnaires automobiles qui n’indiquent pas clairement le prix dans la fenêtre des véhicules. En n’inscrivant pas de prix, ils évitent l’article 224c et peuvent vous en passer une «p’tite vite».  L’étiquette de prix est une exigence de la loi.

Pas moins de 4 recours collectifs

Malgré la connaissance de la loi, il semble que l’appétit pour le profit soit plus fort que tout pour les concessionnaires. En ce moment au Québec, il y a quatre recours collectifs qui touchent 220 concessionnaires et pas moins de 13 constructeurs. Tous ces recours visent à obtenir un dédommagement pour les milliers de consommateurs québécois qui ont payé leur véhicule neuf ou d’occasion plus cher que le prix annoncé. Tous ces recours sont pris en charge par le cabinet Lambert de Montréal.

Quelques trucs pour éviter de faire faire arnaquer

Exiger TOUJOURS une soumission écrite avant de faire l’achat ou la location d’un véhicule. Cette soumission doit inclure le prix final pour le véhicule et si vous prenez des options, le prix de ses options. Vous devez refuser systématiquement de payer des frais administratifs ou autres frais. Tous les consommateurs qui ont acheté un véhicule depuis le 31 juillet 2018 et qui ont payé un prix supérieur à celui initialement annoncé ou qui ont dû payer une somme pour un bien ou un service non demandé lors de l’achat ou de la location d’un véhicule neuf ou d’occasion sont invités à s’inscrire à l’action collective. Selon le nombre de véhicules vendus au Québec par marque depuis 2018, le cabinet Lambert estime que l’action collective s’élève 500 millions de dollars. Soyez prudents et passez le mot.

 

Voici la liste des concessionnaires des différents recours collectifs: https://lambertavocatinc.com/liste-defenderesses/

 

 

 

 

 

 

 

 

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