Marie Claudel livre un bien bel album avec «Ne parle pas aux étranges»

Marie Claudel livre un bien bel album avec «Ne parle pas aux étranges»

L’album Ne parle pas aux étranges, de Marie Claudel représente une sorte de boutade à ce que lui recommandait jadis sa grand-mère. «Mais au contraire, je fais toujours les plus belles rencontres en parlant à des gens que je ne connais pas.»

Crédit photo : Journal Saint-François Pierre Langevin

À la fois solide, équilibré et tout en finesse, le second album de Marie-Claudel intitulé Ne parle pas aux étranges contient de belles promesses d’écoute, propices aux soirées d’automne.
Ce second opus était lancé officiellement le lundi 10 septembre au MUSO en présence de nombreux parents et amis de l’auteure-compositeur-interprète campivallensienne. Un second lancement était prévu deux jours plus tard au bar L’Escogriffe à Montréal.
Avec Ne parle pas aux étranges, Marie Claudel nous entraîne dans son univers bien à elle, teinté de sonorités où la guitare procure des ambiances à la fois chaudes et électriques. «En fait, c’est beaucoup plus facile pour moi d’écrire de la musique que des paroles. Je vais dans des mélodies que je veux et ensuite c’est ma voix qui suit. La guitare est très près de moi, depuis que j’ai commencé à en jouer, toute petite.»
Entourée de musiciens tels que Jean-Philippe Levac, Jesse Mac Cormack et de la clarinettiste d’Elyze Venne-Deshaies, le quatuor réussit un bel enrobage folk autour des textes où l’artiste expose ses états d’âme, ses angoisses. En entrevue, elle mentionne l’inspiration tirée de ses spectacles à Petite-Vallée (dans L’Anse pleureuse et De la mer) ou encore de la solitude ressentie au retour d’une effervescente tournée, dans La maladie du siècle (vidéo ci-bas). «Il y a beaucoup d’introspection, mais c’est tout de même un peu plus joyeux et rythmé que Charmant fiel (son premier album)», note-t-elle.
Ceci dit, Marie-Claudel explique que ces mêmes chansons deviennent souvent plus rock, plus rythmées en spectacle. «On s’est laissé de la place pour improviser. En spectacle, on se laisse des mesures pour improviser à la clarinette ou à la guitare, alors ça vient donner de l’espace à la chanson.»


Pour elle, le premier album Charmant fiel constituait une carte de visite, mais Ne parle pas aux étranges lui permet d’assumer officiellement son statut artistique. «J’ai vraiment mon album en main, ça marque une étape dans ma vie. C’est sûr que je veux faire des tournées avec cet album-là, mais je ne veux pas m’empêcher de faire d’autres collaborations, car ça me fait du bien de le faire.»
Incidemment, malgré les bonnes critiques que suscite déjà ce second album, Marie Claudel ne veut pas limiter ses activités et souhaite aussi explorer les aspects techniques de la réalisation, entre autres.
Elle tient néanmoins à maintenir le contact avec la communauté de Salaberry-de-Valleyfield où elle vient jouer de temps à autres. « J’ai encore des amis et mes parents ici, Valleyfield m’a permis de me développer en musique et je conserve un grand lien d’attachement », assure-t-elle.
L’album Ne parle pas aux étranges est notamment disponible sur son profil Bandcamp.

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