Les chauffeurs de taxi manifestent devant le bureau du député Reid

Les chauffeurs de taxi manifestent devant le bureau du député Reid
Les chauffeurs de taxi montrent leur désaccord vis-à-vis le projet de loi 17 devant le bureau de Claude Reid. (Photo : (Photo Journal Saint-François - E.T.))

Devant la menace de la Loi 17, les chauffeurs de taxi ont manifesté vendredi matin devant le bureau du député Claude Reid. 

«On était très bien avant qu’il [le gouvernement] se mêle de notre industrie, a laissé entendre Jean-Sébastien Noël. On se trouve actuellement dans un dialogue de sourd. »

Le service de taxi, à Valleyfield, Soulanges et Beauharnois est maintenu pendant la manifestation.

Le projet de loi détruirait l’industrie du taxi selon lui. Il s’agirait d’une grande porte ouverte pour des plateformes comme UBER. «Ces chauffeurs ne paient pas de permis, pas de taxes sur les plaques en plus d’être déloyaux dans leurs tarifs», résume celui qui conduit un taxi à Valleyfield depuis trois ans.

Taxi Venise représente 36 permis de chauffeurs.

Or, le gouvernement de François Legault étudie le projet de Loi 17 sur le transport rémunéré de personnes par automobile. «On est contre ce projet de loi, soutient-il. Il y a trois ans j’ai payé mon permis 135 000 $; avec cette loi, il vaudrait zéro. »

Il se dit déçu du gouvernement pour lequel il a voté. «La date du 25 octobre avait été avancée pour l’adoption de la Loi, mais Gaétan Barrette travaille pour nous, mentionne M. Noël. Il connaît plus son dossier que Bonnardel [François – ministre des Transports]. C’est mon opinion personnelle , mais il semble plus travailler pour UBER ou Pierre-Karl Péladeau qui veut racheter Téo Taxi. »

Actuellement, les chauffeurs de taxi doivent détenir la classe 4C sur leur permis de conduire délivré par la Société de l’assurance automobile du Québec. Ils doivent également avoir un dossier vierge d’antécédents judiciaires pour pratiquer leur métier. M. Noël craint que la Loi 17 n’efface tout ça. «On est quand même des professionnels dans une industrie importante, soutient-il. Sinon, je pourrais prendre 2-3 bières avant d’aller travailler et si je ne tape pas le 0,08, je pourrais chauffer ? »

Les tarifs des compagnies de taxi sont également fixes en tout temps. M. Noël avance qu’UBER gonfle les siens lors des achalandages importants.

Une vingtaine de chauffeurs agitaient des pancartes devant le bureau du député Claude Reid.

Qui plus est, les compagnies en région comme Taxi Venise, Taxi Soulanges ou Beauharnois Taxi offrent des services complémentaires au simple transport de personnes. Ceux-ci se traduisent par transport adapté, taxibus, ou une collaboration avec Postes Canada.

Le gouvernement pourrait racheter les permis de taxi. Mais le montant serait imposable. Jean-Sébastien Noël parlait d’une expropriation. «C’est comme si je pouvais rester dans ma maison, mais que je n’avais pas le droit de la vendre. »

Les chauffeurs de taxi entendent être présents mardi soir au 5 à 7 de financement de la Coalition avenir Québec au Club de golf de Saint-Zotique. Les ministres Danielle McCann (Santé), Benoît Charette (Environnement) et Pierre Fitzgibbons (Économie et Innovation) sont attendus dans le comté de Marilyne Picard.

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