L’époque des bunkers scolaires

Par Mario Pitre
L’époque des bunkers scolaires
OLYMPUS DIGITAL CAMERA (Photo : Journal Saint-François Archives)

Certains médias ont fait grand écho récemment de la situation qui prévaut à l’école Louis-Joseph-Papineau, à Montréal, dont le bâtiment ne compte pratiquement aucune fenêtre. C’est aussi le cas de l’école Baie Saint-François.

C’est de cette façon que les architectes construisaient à la fin des années 60, début 70. L’objectif était d’éviter que les étudiants soient distraits par ce qu’ils voyaient à l’extérieur, selon l’explication qu’a fournie Claudine Déom, professeure à l’Université de Montréal, au Journal de Montréal.

Ainsi, durant les deux années où j’ai fréquenté la « polyvalente » Baie Saint-François, la seule façon de profiter de la lumière naturelle extérieure résidait dans ces longues fenêtres conçues en hauteur, appelées « meurtrières », à l’image des ouvertures dont étaient autrefois dotées les châteaux; ou encore… en se retrouvant chez le directeur.

Sur l’heure du lunch, on disposait également de plus grandes fenêtres en se rendant à la cafétéria. Le printemps venu, on pouvait aussi sortir à l’extérieur pour luncher sur le terrain arrière de l’école.

Mais il n’y avait pas de chance qu’on soit distrait par quoi que ce soit d’extérieur, une fois en classe; encore moins dans la salle d’accueil, dont le plafond se voulait d’ailleurs très bas. Qui plus est, la cigarette y était permise, au point de laisser flotter une mince couche de boucane au-dessus de nos têtes.

J’ignore si ces conditions d’apprentissage m’ont empêché de me développer pleinement. Certains petits comiques diront que oui… Toujours est-il que ce concept d’architecture se veut bien loin de ce qui est préconisé aujourd’hui, à l’heure des « lab-écoles ».

Des investissements de près de 15 millions $ sont prévus à l’EBSF afin d’ajouter de l’espace à l’école qui devrait accueillir près de 1600 étudiants à la rentrée 2022. On prévoit l’ajout de plateaux sportifs, de laboratoires scientifiques et de 12 locaux de classe.

Je n’ai pas vu les plans d’architecture, mais il serait peut-être de mise d’y prévoir quelques percées visuelles extérieures significatives. Question que les élèves puissent voir la lumière au bout du tunnel de leur cheminement scolaire.

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MatthewfredCatherine Recent comment authors
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Catherine
Guest
Catherine

J’ai passé 3 ans a cette endroit c’est sur il y a pas Beaucoup de fenêtre mais lors des pauses et des lunch il était permis d’aller dehors prendre du temps donc les élèves ne sont pas restreint au moins et pour être honnête pratiquement la majorité des élèves ne sont jamais dans cafétéria vu que maintenant les élèves majoritairement de secondaire quatre et cinq mange dans la salle d’accueil ils vont faire du sport ou à les lire ils vont soit jaser on peut même aller faire des marches oui oui il est permis de marcher Même au cours… Lire la suite »

fred
Guest

La question n’est pas la restreinte durant les pauses , toutes les écoles permettent de prendre l’air durant les pauses ( et elles sont plus longues et nombreuses qu’à mon époque ) mais bien celle de l’apport moral que peut apporter un paysage à-travers une fenêtre ou encore un simple courant d’air frais , puisque aucune des dites fenêtres ne s’ouvre , et plus de la moitié des classes ( carré intérieur + deuxième étage ) ne disposent simplement d’aucune lumière naturelle , ni d’entrée d’air frais ( ce qui devait être épouvantable quand les gens pouvaient fumer à l’intérieur… Lire la suite »

Matthew
Guest
Matthew

Je suis tout affais d’accord les vitre se font rare dans cette école et tu respire la même aire toute l’année car il na pas d’aération dans cette école